I.A LAMPE WEHDKRMANS
Pendant que M. Rcynier s'occupait en Franco au perfectionnement do sa lampe h incandescence, un Anglais. .M. Hichard
LA LAMPE WRHDERMANN. lit
Werdermann, travaiUuit à Londres dans la même vuie, et il y prenait, le 23 août 1878, un brevet reposant sur des principes tout à fait semblables, ce qui provoqua de vives discussions entre ces deux ingénieurs. Ces discussions n'ont plus pour eux qu'un intéri)! théorique, puisque la Compagnie JablochkolT.propriélîiire des brevets Werdermann, a racheté les brevets Ut'vnior, et c'est elle surtout qui a contribué à maintenir aux lampes à incandescence le nom de lampes Werdermann, bien que le principe nu moins, sinon les dispositifs actuels, semble bien appartenir à M. Reynicr.
L'une des innovations introduites par M. Werdermann c^onsiste dans le renversement de l'appareil. Le gros disque, placé en bus dans l'appareil do M, Reynier. jetait des ombres désagréables; M. Werdermau l'a placé au-dessus, et il fait remonter la baguette de cbarbon â l'aide d'un contrepoids {fig. 68).
T. Tuba Bsrv»di da guido i
^lage poor V
Ce qui se produit dans la lampe Reynier-Werdormann, c'est moins une incandescence véritable qu'une sorte d'arc voltaïque très court, avec incandesc*nco e. Conu-epoid» agisiiuit par de l'électrode, et M. Werdermann est <iei gtieu poat faire
même parti, dans ses travaux, de eu- '^""cer a la^e
rieuses observations sur les défomiations des électrodes do grosseurs dîiïérontes par l'eiïot do l'arc voltaïque.
Quand on produit l'arc voltaïque entre deux charbons de même section, les changements aux extrémitt^a polaires s'opèrent do la manière connue : l'électrode positif, chauffé au blanc, prend l'aspect d'un champignon, se creuse en forme de
l.■|i\l;A^DKSCENCE A, LA1R LIBRE.
cratère et s'use deux foiaplus que i'électrode négatif. Celui-ci, qui nVal que cliauiïé au louge par le courant, se troiivp «lors lentement taillé on pointe, et la longueur de l'arc est en rapport avec la tension du courant.
Il n'en est plus de mt^mp si l'on donne aux deux électrodes une section dilTérontc. Quand on diminue graduellein<>nt la section do réleclrodo positif et qu'on augmente celle de l'Y-lcctrode négatif, la chaleur rouge observée à la pointe de ce dernier diminue de plus ca plus, tandis que la chaleur do l'électrode positif augmente en proportion de la réduction du sa seclion. Le courant électrique ne franchit plus la distance enlrc les électrodes avec la même facilité, et, pour pouvoir maintenir l'arc voltaïque. il faut rapprocher les électrodes ou diminuer )a dislance qui les sépare, afin que le courant puisse passer de l'un à l'autre.
Un phénomène étrange se manifeste alors : le bout de l'électrode positif s'élargit considérablement, et il se manifeste une tendance du counmt à égaliser les deux surfaces, c'est-.'i-dire à donnera l'électrode positif, autant que possible, la même section qu'au négatif. Plus la différence entre la section des électrodes est considérable, plus il faut diminuer la distance entre eux, et pour éviler le ti-op grand gonllement de l'électrode positif, on doit réduire un peu la tension du courant, ce qui est facile en employant une machine Gramme pour laquelle la tension du courant est proportionnelle à la \ite3se, la résistance de la bobine restant constante.
On arrive ainsi fi une limite où la distance entre les électrodes devient infiniment petite, c'est-fi-dire où les électrodes sont en contact. C'est quand leurs sériions sont à peu près comme 1 & fH: alors l'électrode négatif ne s'écliaufTe presque plus fit n'est, par conséquent, pas consumé. Dans ces conditions, c'est l'électrode positif seul qui se consume en produisant une belle lumière absolument fixe, et aussi longtemps que le contact intime entre lui et l'électrode négatif est maintenu. En réaUté, c'est donc une lumière à incandescence, surexcitée par
LES LAMPES REYNIER-WERDERMANN. i43
la présence d'un arc vollaïque infiniment petite qui oblige le charbon à s'user exactement à la pointe. Si la pression était assez forte pour exagérer le contact, la combustion serait reportée un peu en arrière, le charbon se détiicherait par fragments et la lumière n'aurait plus la fixité qui est sa principale qualité.
Quand on opère de la manière inverse, c/est-à-dire quand, au lieu de diminuer la section de l'électrode positif, on diminue graduellement de plus en plus la section de Teleçtrode négatif, et qu'on augmente en même temps la section de l'électrode positif, on voit peu à peu diminuer la lumière sur ce dernier et augmenter la chaleur de Télectrode négatif.
Quand les sections des électrodes sont à peu près dans le rapport de 1 à 64, et qu'elles ont pu être mises en contact, aucune lumière n'est plus émise par l'électrode positif, et c'est le négatif seul qui produit la lumière. Ce qui est curieux, c'est que, quand un arc voltaïque est déterminé entre les deux charbons, l'électrode le plus petit se taille toujours en pointe, qu'il soit positif ou négatif.
LES LAMPES REYNIER-WERDERMANN ACTCELLES
Depuis deux ans à peine qu'elle fonctionne, la lampe Reynier- Werdermann a été l'objet de diverses modifications dans ses organes accessoires, notamment dans ceux qui poussent contre le disque butoir la baguette decharbon incandescente. M. Trouvé, M. Ducretet, M. Tommasi, ont indiqué divers dispositifs, dont quelques-uns figuraient déjà dans les travaux de M. Reynier, et M. Napoli, ingénieur de la Compagnie propriétaire de la lampe Reynier- Werdermann , s'inspirant des idées de l'inventeur, a donné aux appareils la disposition générale sous laquelle ils figuraient à l'Exposition d'électricité de Paris.
M. Reynier lui-même est parvenu à simplifier encore ses
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L'INCANDESCENCE A L'AI» LIKHE.
anciennes dispositions, de façon à obtenir de meilleurs contarls (ît à diminuer les ombres, grâce à la substitution du graphil« au charbon pour former ces contacts. Il emploie aujourd'hui un bec nouveau dont la figure 69 montre la disposition. Ce
Fig 119 liée J'" lu lampe RejQÏ