‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 62 sur 183 · L. Conlact UUrïl Taniii pur un · texte numérisé non relu

L. Conlact UUrïl Taniii pur un

bec est fiicile à installer dans nu globe, et permet d'élablir une lampe fort simple, comme celle que représente la ligure 70. Les baguettes actuellement employées ont un diamètre de 2 millimètres et demi, et une longueur d'un mètre. Elles peuvent durer lî heure-s.

LKS LAMPES REYNIER-WKRDERMANN, Wi

Onze de ces lampes, installées dans une blanchissorie de loîles ftuprès de Lîsieiix, et alimentées par une machine Gramme, Ij-pt' l'atelier, emploient trois chevaux de force. L'intensité de chaque foyer variede8àl2 becs carcela, suivant lavitessedelamuchine.

La lampe américaine Joël ne diOerepar aucun point essentiel des lampes Reynier-Werdermann.

On emploie les courants continus pour ce genre d'éclairage par incandescence, et les lampes peuvent fonctionner non seulement avec des machines, mais aussi bien avec des piles ; huit éléments Bunsen suffisent pour donner une lumière d'en iron quatre becs carcels, ce qui est une précieuse ressource our les travaux do laboratoire, A quantité égale de lumière produite, t'éclairago par incandescence à l'air libre coûte certainement plus cher que l'éclairage par arc voltaïque; mais il permet le fractionnement de la lumière en foyers de faible intensité, tandis que les foyers d'are voltaïque h régulateurs doivent être beaucoup plus torts pour marcher dans de bonnos conditions.

Ce fractionnement permet de répartir d'une manière beaucoup plus égale et par conséquent de mieux utiliser la lumière produite, tandis que les gros foyers éclairent trop à leur piod et pas assez â leur limite d'action. De plus, ces foyers puissants exigent des globes opales protoclours qui mangent souvent le tiers do la lumière produite, quelquefois plus encore. Enfm, la lumière par incandescence est plus douce quo la lumière voltaïque; elle n'a pas ces teintes bleuùtres, duos à de petites flammes d'oxyde de carbone, qui donnent un air si froid aux régulateurs comme aux bougies; ses rayons uu peu jaunâtres u'olTensent pas l'œil el ne le font pas sortir dos teintes auxquelles il est habitué.

Elle est en outre la seule qui permette, non seulement d'éteindre et de rallumer à volonté, comme les régulateurs, mais aussi de faire varier la lumière dans de grandes proportions, en in- Iroduisaut dans le circuit des résistances convenables.

lie L'INCANDESCENCE A L'AIH LIBRE.

Les lampes Rcjiiipr-Werdormami se prêtent aujourd'hui, presque aussi bien que les lampes d'incandescence dans le vid«', aux installations décoratives de nos appartements. On en com-

pose notamment des lustres d'une dizaine de foyers (fig. 71 ). qui

t'clairenl de vastes salons avec ]o même luxe que d'immenses

lustres h bougies, mais avec bien plus de puissance lumineuse.

Pour toutes ces raisons, le succès des lampes à incjindescencc

lu même fonction ([iio l<t builc <le sûreté de M. de Mersaone pour les régulaloiirs.

En eiïnl, In monlnge li; plus usité consiste à placer les lampes à la suÎLr les unes des autres dans un même circuit; mais alors si l'une d'elles vient à s'ùteindre par suite do la rupture ou de l'usure du charbon, toutes les auti'cs s'éteindront à la Fois. C'est ce que l'allumeur est chargé d'cmpècher, en substituant à la lampe iHeinte une résistance tonnée ordinairement par une spirale en lîl de niaillochort.

L'appareil est muni d'un éloctro-aimant placé daus le circuit ce, de la liimpe |fig. 13} ; tant que celle-ci fonctionne, l'armature

L'IXCANDESCENCE A 1/AlR I.IRRE.

est attirée et le circuit auxiliaire R de la résistance est rompu; si elle s'étoint, réleclro-aîmant de\'icnt inactif; l'armature bascule sous l'aclioD de son ressort anUigonisle, et amiitio au contact, en E, les deux extrémités du circuit auxiliaire. Lo courunl passe par k bobine de résistance R et, comme celle-ci représente exactement la valeur d'une lampe en activité, les autres appareils du même circuit ne sont pas impressionnés. Sitôt que la liimpe iHrinl<' est remise en étal de fnnclionner, lo courant

recommence sa marche normale, cliaiiue chose reprend sa place et l'allumeur se remet en faction. Il faut naturellement un allumeur pour chaque lampe ; mais on peut remplacer la bobine de résistance par une deuxième lampe (jui brûle aussi longtemps que la premitiro reste éteinte, do fîiyon que l'éclairage n'éprouve ni interruption, nî diminution.

La figure 74 permet de comprendre comment peut être faite une installation.

Trois lampes Lj, L',, L'\, soûl montées en série sur le circuit P/), N?i , d'une pile E; elles soni commandées respectivement par trois allumeurs automatiques M, M', M", dont les contact

sont en c, c', c". Chaque lampe est doublée par une rôsiatance ou une seconde lampe L,, L',, L",.

Pour remplacer la spirale de maillechort, et comme doublure à ces lampes, M. Reyuîer emploie quelfjueFois uu petit régulateur qui peut fonctionner le temps nécessaire pour regarnir la lampe qu'il remplace, sans que l'éolairuge soit interrompu. Cet appareil très simple (fig. 7S) est constitué par un solénoïde, une tige de fer doux et un ressort. Le charbon supérieur est fixe; le i^harbon inférieur est porté pur la tige de fer doux et suit SOS mouvements ; le ressort est disposé pour faire équilibre à l'attraction du sole- l\^ noïde, dans toutes les positions de lu tige, tant que le courant possède l'intensité normale. Si l'intensité augmente, la lige est attirée; si elle diminue, le ressort agit; la longueur de l'arc reste constante. Bien que munie d'un bouton pour régler la tension du ressort, cette lampe no peut fûnclionner qu'entre des limites assez restreintes de l'intensité du courant. C'est une simple lampe de secours.

..AMb-..^ i.,>i-.Hs,.;s Fig. 7B. Régulateur a petiia

coune Je Rejoier, urr.

Le. iravaui de M. Reyiiicr oui kil '•"'i- l"l- ■!•■•■»'" nultre quelques modèles de lampes qu'il est intéressant d'étudior, bien qu'ils ne soient pas entrés dans le domaino de la pratique.

M. Ducretet a repris la lampe d'Ilarrison, pour y adapler un

im L'INCANDESCENCE A L'Alit LIBRE.

mécanisme qui règle en nn^mo tomps la desccoto de la hnguelle de charbon ot Ih rotalion du disque-biiloir. On voit dans la figure 76 que la baguette estpresséeduhaut en bas par un poids J, et qu'elle traverse vers le bas un autre bloc / qui lui sert àf guide et limite en même temps la longueur de la partie incan-

descente. La descente est retenue par un cordon « enroulé suiun petit tambour; un second cordon transmet au disque le mouvement de rotation. Deux petits électro-aimants k fil fin. îés en dérivation, servent l'un, E', à régler la marche du "mécanisme; l'autre, E, à l'arrêter complètement, loi-sque la baguette de charbon est usée.

Cet appareil permet de modifier le contact à volonté, et même

de le supprimer en muintenant oonsUimment un jicliL ocarl entre le charbon uL le disque. Six éléments Bunsen peuvent suffire pour obtenir un are voltaïque.

Dans un autre modèle, M. Ducretet a réalisé une idée indiquée déjà par M. Reynier, La baguette de chai'bon est poussée

dfl bas en haut par la pression hydrostatique d'une colonne de mercure, enfermée dans un tube de fer qui sert de pied à la lampe. Les figures 74 et 75 représentent la vue extérieure et la coupe verticale de cette lampe. Elles sont assez claires pour n'avoir pas besoin de légende.

M. Clamund a tma^iué une petite lampe h incandescence.

LIN'CANDESCENCE DANS LAZOTE.

;. 79), dans laquelle la baguette de charbon C descend librement à travers un guide en fer creux B contenant un peu de mercure, m. La baguette remplit assez complfetementrorificepour que le mercure ne puisse pas s'écouler; il assure en même temps un contact excellent pour le passage du courant. Ce doit être un appareil de laboratoire très commode.

Nous citerons encore, à titre de curiosité, une modillcation de la lampe Reynier-Werdermann , imaginée parM. Sawyer(fig.80).

L'appai'eil est enfermé dans uue cloche en verre scellée hermétiquement sur le socle, et remplie d'azote. Ce gaz retarde la destruction du charbon, dont la durée pourrait, dit-on, atteindre S40 il tiOO heures. Quoique annoncée à grand bruit en Amérique au 'commencement de l'année 1880, cette lampe n'a pas paru à l'Ëxpusition d'électricité de Paris, et l'on n'en entend plus parler. Nous verrons plus loin, du reste, que M. Maxim emploie un procédé analogue dans Mes lampes à incandescenoe.

SO. Lampa i, incanilesi

!, par M. Sawyer.

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