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PREMrÉRES HECIIERCIIES D'EDISOS.
proltlcme dans loute son étendue et avec les plus extrêmes difficultés. C'est une solutiuu ccimpli>te qu'il poursuit : faire tout ce que fait le gaz, — en fournissant une lumiëre d'intensité constante, facilement maniable, capable de se placer partout en petites masses comme nos becs de gaz actuels correspondant ù huitou seize bougies, c'est-à-dire une ou deux cnrcels, — mais le faire mieux que le gaz, en donnant une lumii;re dépourvue de toute odeur, qui ne transforme pas les salons en fournaises, ot qui n'émet aucune vapeur nuisible à la santé de l'homme ni à celle des ameublements ou des peiutures dt^dicates multipliées autour de nous. Voilà le programme comprenant h la fois ta fixité ot la divisibilité de la lumii>re électrique. Reste à voir jusqu'à quel point et h quel prix ce programme est réalisé.
Edison devait naturellement s'adresser d'abord à l'arc vollaïque, employé alors par la ptupui't des systèmes connus. Cet arc voltaïque, dont nous avons expliqué le fonctionnement lumineux dans un chapitre précédent, ne donnait pas une lumiiîre bien fixe, ce qui lient notamment il deux causes.
D'abord, l'écoulement électrique qui se fait d'un pôle de charbon à l'autre est moins un véritabltj courant continu qu'une succession très rapide de courants instantanés ou d'étincelles ; cette discontinuité électrique engendre une sorte de crépitement lumineux très pénible penr l'œil et accompagné d'ailleurs fort souvent d'un crépitement sonore. Ensuite, les p6Ies de charbon, qui nous paraissent très minces, sont en réalité fort larges relativement aux molécules gazeuses de l'air, et bien plus encore relativement aux molécules éieclriques; or, le courant passe d'un pôle à l'autre en suivant la ligne de molécules d'air les plus chaudes, parce que récliaulVement les rend plus conductrices, et cette ligne ne peut pas rester toujours la même dans un air agité. Puis chaque décharge électrique d'un pôle part du [loint de ce p6lc oii la tension est la plus forte, et ce point aussi doit nécessairement varier.
Par suite de cette circonstance et d'autres encore, l'arc voltaïque OBcille donc de droite à gauche ou de gauche à <iroilc, en
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même temps qu'il oacilLe aussi on quelque sorte de haut en bas et de bas en haut, grâce à sa constituliou formée de décliargeN successives distinctes. C'était un double obstacle à faire disparaître pour obtenir une lumière d'intensité constante, comme le voulait Edison.
Ne voyant pas de bon moyen pratique pour atteindre le but, il abandonne tout de suite l'arc voltaïque à ses défauts, et se tourne sans plus tarder vers l'autre procédé de production de^ la lumière électrique, l'incandescence d'un conducteur parcouru par un courant étranglé, dont les molécules, ne trouvant plus un passage libre suffisant, se bousculent l'une contre l'autre, heurtent les molécules matérielles et chaufTent ce passage étranglé jusqu'au rouge blanc, c'est-à-dire à une lumière éclatante.
L'idée n'était pas nouvelle en elle-mi^me, car elle remontait au moins à un tiers de siècle, c'est-à-dire à iS43 comme nous l'avons vu dans un chapitre précédent. Tout récemment, c'est-àdire en 1873, un physicien russe, M. Lodyguine, avait repris l'idée de Starr et avait été lui-même suivi par plusieurs autres. Malheureusement, ou s'était heurté h un obstacle décisif en matière industrielle, tout misérable qu'il soit aus yeux du savant : le prix de revient.
L'incandescence n'est pas sujette aux deux causes de trouble qui agitent l'arc voltaïque ; elle peut -donc, — si elle évite ellemême des périls révolutionnaires d'unautre genre, — fomiiir une lumière parfaitement fixe. Mais le corps incandescent présente une surface de refroidissement beaucoup plus grande et rayonne plus aisément la chaleur que les molécules d'air échauffées par l'arc voltaïque. Il perd donc beaucoup plus de force saus résultat utile, c'est-à-dire saus lumière correspondante. En d'autres termes, le rendement du système est peu élevé; avec une même source électrique, l'incandescence fournit beaucoup moins de lumière que l'arc voltaïque ;par conséquent, cette lumière coûte plus cher. Or, une lumière trop coûteuse, quelles qu'eu soient d'ailleurs les qualités, en pratique c'est une utopie.
On voit que le point faible du système réside dans la matière
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