LES LAMPES A CHARBON DE BAMBOU
On s'occupa donc de réunir les bois ou fibres naturelles de tous les pays qu'on supposait capables de servir. Des agents spéciaux furent envoyés en Chine et au Japon. Un botaniste nommé Ségador parcourut le sud des Etats-Unis, puis partit pour la Havane, où il mourut, presque en débarquant, de la fièvre jaune, après avoir échappé peu de temps auparavant à rintoxication mercurielle dans les travaux du laboratoire de Menlo-Park. Un quatrième, nommé Brennan, qui avait déjà suivi Louis Agassiz, quelques années auparavant, dans son grand voyage scientifique au Brésil, y retourna pour y recueillir des plantes de tout genre, et celui-là, heureusement, se porte encore fort bien.
Bientôt des myriades de bois ou de plantes vinrent s'accumuler à Menlo-Pàrk. Trois plantes seulement triomphèrent de toutes les épreuves, et parmi elles on choisit le bambou comme la plus parfaite. Mais il y a encore bien des variétés de bambous entre lesquelles on pouvait choisir, et il ne fallait le faire qu'en connaissance de cause. Un agent habile, M. Moore, fut envoyé en Chine pour visiter toutes les fabriques où Ton travaillait le bambou, toutes les plantations, tous les endroits où la plante avait pu subir une modification; on eut même l'idée d'essayer les vieux morceaux de bambou provenant de constructions plusieurs fois centenaires. La variété qui l'emporta sur toutes les autres est une espèce de bambou du Japon, qui s'y trouve d'ailleurs en quantité assez considérable, de sorte qu'on n'a aucune crainte d'en manquer, lors même que les lampes nouvelles remplaceraient partout les anciennes.
Les qualités qui déterminèrent principalement le choix sont
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L\ LAMPE EDISON
la i'(?gul(irili' des filirps et Kurtoul la fiicilitt- de la division. Les lils. t'ii efTel, ne devaient avoir qu'un finquième de miUimëtri' d'épaisseur ou, si l'on veut, de section transversale. Autrefois on les faisail roi'rés ; aujourd'hui ils sont aplatis et plus raÏDces encoi'u, car leur épaisseur ne ilépasse pas 2 dixièmes de millimèlre et leur largeur 3 dixièmes el demi (lîg. 89 pI 90).
Ce travail île division se fait maîiiliMiimt toul entier à la raé-
ranique, avec une régularité pai-faile, une promptitude merveilleuse et une économie remarquable, qualités qu'un bon industriel doit prisor avant toul.
Au lieu de la forme en spirale qu'avaient les iîls de platine, on donne aujourd'hui aux fils de cliai-hon la forme d'un for à cheval plus ou moins allongé, parce que le charbon de bambou lui-mt^me ne se prêterait pas aux mouvements eaprleieux que subit le platine.
Enfin la parlie In plus scnlireuse de la fiihrication des lampes, c'est l'extraction de l'air par la pompe k mercure. On commença par employer les pompes existantes, notamment celles des systèmes Sprcngel et Geisler. Mats il fallait verser le mercure à la