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OBSERVATIONS DE NEWTON

cliose qui semble être la plus urgente dans cette hypothèse, ce serait de déterminer la plus grande et la plus petite épaisseur nécessaires à produire ces effets. L’épaisseur de ces plaques colorées est si excessivement mince et nos microscopes sont si imparfaits, que, quoique je me sois souvent efforcé de les mesurer, je n’y ai pas réussi jusqu’ici.

Dans cette direction donc, et par l’opération active de différents esprits, on a observé des faits, on les a discutés, et l’on a déterminé les conditions de leur apparition. Un travail semblable, dans la science, est le prélude d’autres travaux, et les efforts de Boyle et de Hooke ouvrirent la voie à la campagne optique de Newton. Celui-ci vainquit les difficultés que Hooke avait trouvées insurmontables, et détermina par des mesures exactes le rapport de l’épaisseur de la couche aux couleurs qu’elle déploie. Pour déterminer cette épaisseur, son premier soin fut d’obtenir une couche de profondeur variable à la fois et calculable. Sur une lentille à plan convexe DBE ( fig. 16), d’une très-

faible courbure, il plaçait une plaque de verre à surface plane AC, et obtenait ainsi une couche d’air, d’une épaisseur graduellement croissante du dedans au dehors, à partir du point de contact B. En regardant cette couche à la lumière monochromatique, il vit, avec le plaisir que cause une prévision justifiée , apparaître autour du point de contact une série d’anneaux brillants séparés les uns des autres par des anneaux obscurs, et qui devenaient déplus en plus serrés les uns contre les autres à mesure que la

distance au point de contact augmentait, comme on le voit (Jig- 17)- Lorsque la lumière employée était rouge, les

Fig. 17.

anneaux avaient un certain diamètre; lorsqu’on employait de la lumière bleue, le diamètre était moindre. E11 termes généraux, plus la lumière était réfrangible, plus les anneaux étaient petits. En faisant passer ses verres à travers le spectre, du rouge au bleu, Newton voyait les anneaux se contracter graduellement. C’est une très-belle expérience, et il paraît qu’elle a causé à Newton la plus vive satisfaction. Lorsqu’on faisait tomber de la lumière blanche sur les verres, et parce que les couleurs n’étaient plus superposées, on obtenait une série de cercles colorés des couleurs de V arc-en-ciel. Vous avez maintenant sous les yeux une image amplifiée des anneaux de Newton, et, en employant tour à tour la lumière rouge, bleue et blanche, nous obtenons tous les effets observés par Newton. Vous remarquerez que, dans la lumière monochromatique , les anneaux sont d’autant plus serrés les uns contre les autres qu’ils s’éloignent plus du centre. Cela est dû au fait qu’à distance la couche d’air devient plus vite épaisse que près du centre. Lorsqu’on emploie la lumière blanche, ce rapprochement des anneaux

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