EXTENSION DE LA FORCE AUX MOLÉCULES
core, les oscillations deviennent plus violentes, parce que la force devient plus intense. A l’extrémité supérieure de l’aimant, comme à l’extrémité la plus basse, la force atteint un maximum ; mais toute la moitié inférieure de l’aimant de Een S ( Jïg . 25), attire une extrémité de l’aiguille, tandis
que toute la moitié supérieure de E en N attire l’extrémité opposée. Cette dualité de la force magnétique s’appelle polarité , et les points près des bouts du barreau, dans lesquels les forces semblent concentrées, s’appellent les pôles.
Mais qu’arrivera-t-il si nous rompons le barreau en deux à son centre E P Chacune des moitiés séparées agira-t-elle comme elle le faisait quand elle faisait partie du barreau entier P Non *, chaque moitié est elle-même un aimant parfait, en possession de deux pôles . On peut le prouver en rompant quelque chose de moins précieux que le barreau, une aiguille à tricoter, par exemple, trempée et aimantée. Elle agit comme un aimant. Quand on la brise, chaque moitié agit comme le tout , et si ces moitiés sont de nouveau rompues, nous aurons toujours des aimants parfaits, en
LEÇON III
possession, (,‘omme clans l’aiguille entière, de deux pôles. Poussez votre rupture de l'aiguille à ses dernières limites, vous ne pourrez même pas vous arrêter là. L’élan donné par l’observation vous entraîne bien au delà des bornes de vos sens, et vous force à regarder cette chose que nous appelons polarité magnétique comme résidant dans les dernières particules de l’acier. Vous arrivez ainsi à cette conclusion que chaque atome du barreau est lui -même doué de sa force polaire.
Fig. 26.
Semblable à toutes les autres lorces, la force magnétique peut être ramenée à des lois mécaniques. Connaissant la direction et la grandeur de cette force, nous pouvons prévoir son action. Quand nous plaçons une petite aiguille