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FANTOMES MAGNÉTIQUES

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magnétique près d’un barreau aimanté, elle prend une position déterminée. Cette position peut être déduite théoriquement de l’ action mutuelle des pôles. Si nous faisons tourner l’aiguille autour du barreau, il y aura pour chaque point une nouvelle direction déterminée de l’aiguille, et non pas toute autre. Une aiguille de fer sera tout aussi bien dirigée que l’aiguille aimantée , car l’aiguille de fer est aimantée elle-même par le barreau, et agit exactement comme une aiguille d’acier pourvu d’un magnétisme indépendant.

Si nous plaçons deux ou plusieurs aiguilles de fer près de l’aimant, l’action devient plus complexe, car ce n’est pas seulement le barreau qui agit sur les aiguilles, les aiguilles agissent l’une sur l’autre. Et si des aiguilles nous passons à de petites masses de fer, à de la limaille de fer, par exemple, nous trouverons que tous les grains agissent substantiellement comme des aiguilles, qu’ils se disposent et prennent des formes déterminées, dans leur obéissance k l’action magnétique.

Plaçant une feuille de papier ou un verre plan sur ce barreau aimanté, et saupoudrant le papier de limaille de fer, nous constatons une tendance des grains de la limaille à se disposer suivant des lignes bien définies. Elles 11e peuvent pas suivre librement cette tendance, car elles sont empêchées par le frottement contre le papier. On les aide à se grouper en tapant sur le papier; chaque coup libère les particules pour un moment et les met à même de céder k leur tendance; mais c’est une expérience que je vois seul. Pour vous mettre à même de la voir, je prends une paire de petits aimants et , par un simple arrangement optique , je projette sur un écran les images agrandies de ces aimants. Répandant de la limaille de fer sur la plaque de verre à la-

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LEÇON III

quelle les petits aimants sont attachés , et tapant sur la plaque, vous voyez la limaille de fer dessiner les courbes magnétiques qui sont depuis longtemps familières aux hommes de science (*).

Fig. 27.

N est la face antérieure de la lampe électrique; M un miroir qui réfléchit le rayon lumineux verticalement; en P sont placés les deux barreaux aimantés avec la limaille de fer; L est une lentille qui forme l’image distincte des barreaux et de la limaille; R est le prisme à réflexion totale qui projette l’image C sur l’écran.

L’aspect de ces courbes avait tellement fasciné Faraday, que la plus grande portion de sa vie intellectuelle fut consacrée à méditer sur leur signification 5 il investit l’espace à travers lequel elles courent d’une sorte de matérialité, et

(1) De très-beaux spécimens de ces courbes ont été récemment obtenus et fixés par mon ami si distingué, M. le professeur Mayer, de Hoboken.

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