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le blanc. Le ciel est bleu, ce qui indique un excès des ondes les plus courtes. On a cherché dans le bleu de l’air la raison du bleu du firmament; mais alors a surgi cette question : si l’air est bleu, comment la lumière du Soleil levant ou couchant qui traverse de grandes distances d’air peutelle être jaune, orangée ou même rouge ? Le passage de la lumière solaire blanche à travers un milieu bleu ne peut en aucune manière rougir la lumière. L’hypothèse d’un air bleu n’est donc pas soutenable. De fait, l’agent, quel qu’il soit, qui nous envoie la lumière du firmament, exerce en nous l’envoyant une action dicliroïque. La lumière réfléchie est bleue, la lumière transmise est orangée ou rouge. On voit se dessiner ainsi une distinction marquée entre la réflexion par le firmament et la réflexion par un nuage ordinaire , puisque ce dernier n’exerce pas d’action dichroïque.
Le nuage, de fait, ne tient pas compte des dimensions des ondes de l’éther et les réfléchit toutes de la même manière. La cause de ce fait peut être que les particules du nuage sont si grosses, en comparaison de la petitesse des dimensions des ondes lumineuses, qu’elles les dispersent toutes indifféremment. Un large rocher réfléchit les vagues de l’Atlantique aussi facilement que la ride soulevée par l’aile d’un oiseau de mer, et en présence de larges surfaces les différences de grandeur qui existent entre les ondes de l’éther peuvent aussi disparaître \ mais en supposant que les particules réfléchissantes, au lieu d’être vraiment grandes, soient vraiment petites, en comparaison des dimensions des ondes, alors, au lieu que l’onde entière soit reçue de front et renvoyée en grande partie en arrière, une petite portion seulement de l’onde est dispersée par l’obstacle. Supposons donc que de très-petites particules étrangères soient diffu-