LA COLLINE
0 jour I retiens encor sur mon sommet qui luit Le rayon jaune et doux de ta lente ag-onie, Car j'ai l'amour secret des formes de la vie Et celui de ton règne aimable d'enfant-roi. Que la forêt profonde assoupisse sa voix Ou l'enfle pour un hymne à la farouche Hécate; Que l'encensoir des fleurs offre ses aromates A la sombre splendeur de l'azur; que la brise, Inclinant la pensée des étoiles, nolise La galère des nuits glissant au ras des nues, Moi, je rends grâce à la douceur de l'aube nue Dénouant sa ceinture aux parfums de mélite^ Sur mes coteaux fleuris que les lièvres visitent, Les jolis lièvres roux amis de la rosée.