AZUR
Silencieux acteur du drame de la Nuit,
Mon rêve pèlerin vers l'azur appareille.
Les vents m'ont emporté, léger comme l'abeille,
Sous le regard furlif des lointains paradis.
Dans Tombre où les cités pendent comme des fruits, La terre sous mes pieds arrondit sa corbeille. Et le silence, épris de l'heure qui sommeille, S'accoude à la margelle antique de son puits.
0 charme indéfini des nuits surnaturelles ! Mélodieusement rêvent les chanterelles Des rayons de la lune amante des bergers.
Le ciel, entre mes doigts, a des fraîcheurs d'eau vive, Et là-bas, dans l'azur divin de ses vergers, Bombille l'essaim d'or des étoiles pensives.