‹ La lumière nataleChapitre 14 sur 23 · EXIL · texte numérisé non relu

EXIL

Nous ne reverrons plas blanchir Taube des villes. Déjà nous descendons dans la forêt déserte Les sentiers lon^ voilés d'une pénombre verte, Et la douceur de l'air caresse notre idylle.

Le Printemps a lustré le firmament pascal. Nous n'écouterons dIus les cloches du dimanche. Ta voix tremble. On dirait dans le soir de cristal Un éveil argentin de source scus les branches.

Peureusement, dans l'ombre où notre pas s'égare, Nous avons vu s'ouvrir l'œil opaque des mares Sous les cils frémissants du bois insidieux.

Et nos cœurs éperdus de silerce s'enfièvrent De sentir, un instant, se mêler sur nos lèvres Le miel de la prière et le sel des adieux.

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