‹ La lumière nataleChapitre 16 sur 23 · SOLITUDE · texte numérisé non relu

SOLITUDE

Aux jolis yeux du ciel refleurit l'Espérance. Fermez-vous sur ma vie, ô cils de ses yeux purs I Humble, je veux dormir le sommeil de l'azur A l'ombre de mon seuil où parle le silence.

Et vous, venez à moi, images de la France : Camaïeux que la lampe a suspendus aux murs, Ghers visages penchés sur l'eau du clair-obscur. Bahuts qu'a secoués le rire des faïences.

Tandis que vous viendrez du lointain de vos villes, Lentement montera dans les roseaux dactyles Le pas religieux de la Nuit immortelle.

Mes sommeils connaîtront l'imprévu des voyages Et je m'endormirai, semblable au paysage, L'Univers à mes pieds, ainsi qu'un chien fidèle.

Fiesole

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