‹ La lumière nataleChapitre 18 sur 23 · LUNAIRE · texte numérisé non relu

LUNAIRE

Sous le zaïmph sacré du clair de lune, allons Par les chemins d'argent tendus vers le mystère Comme les bras nombreux et puissants de la terre, Dont le sommeil palpite aux gorges des vallons.

Sur ma flûte accordée aux rumeurs solitaires Je traduirai pour toi la chute d'un rayon Et la voix du cristal que fêle à l'horizon Le crapaud, lazzarone des Naples lunaires.

Le vent fait frissonner l'épaule des bouleaux. Ecoutons, attendris, glisser dans les roseaux La lune qu'à genoux le beau silence adore,

Jusqu'à ce que, trouant les ténèbres reptiles Du glaive lumineux de son cri vers la ville, Un coq, dans les lointains, ergote avec l'aurore.

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