‹ La lumière nataleChapitre 19 sur 23 · DÉDICACE · texte numérisé non relu

DÉDICACE

A M. G.,,, en lui envoyant des vers.

Puisque je t'ai laissée aux sanglots de l'automne, Puisque tu vis dans l'ombre où la douleur pardonne. Laisse chanter pour toi ces vers qui te ressemblent.

En eux tu trouveras, plus grave sous ses voiles, Ta voix qui m'appela comme un rayon d'étoile, Et les parfums subtils de ta présence y tremblent.

Aime-les : la douceur de ton regard les frôle, Ton âme, qui s'y penche, a la grâce des saules : Nymphe de l'eau qui dort en leurs profonds miroirs.

Ta chevelure en eux s'écoule comme un fleuve, Et, de tes chères mains qu'ont jointes les épreuves, J'ai voulu les fleurir comme des reposoirs.

Le Passé leur donna Targenture des trembles, Laisse chanter pour toi ces vers qui te ressemblent, Où mon cœur adora sa lointaine madone.

Lis-les en revivant les heures d'Autrefois, Et qu'une larme encor vienne altérer ta voix, Puisque tu vis dans l'ombre où la douleur pardonne.

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