‹ La lumière visibleChapitre 19 sur 89 · B. Powy. La Ttrrt tl U Récit Mtùnu d* la Création · texte numérisé non relu

B. Powy. La Ttrrt tl U Récit Mtùnu d* la Création

davantage, dit Cuvier, dans son Discours préliminaire, et ce qui n'est pas moins certain, c'est que la vie n'a pas toujours existé sur le globe, et qu'il est facile à l'observateur de reconnaître le point où elle a commencé à déposer ses produits, " En effet, lorsque l'on creuse la terre, on retrouve les débris fossiles de plantes et d'animaux dans toutes les formations jusqu'à ce qu'on arrive à un point où ils disparaissent complètement, et que c'est en vain qu'on y chercherait un reste quelconque d'animaux marins, de reptiles, de corail, ni même d'arbres ou de plantes. La conclusion qui s'impose est qu'il y a eu un temps où la vie n'existait pas sur la terre, et cette conclusion concorde absolument avec ce que nous enseigne la Bible de l'état primitif de notre globe : Or, la terre était déserte et vide. Elle était à l'état de fusion incandescente, universelle, où toute vie était impossible. Tournant sur elle-même et autour de son point de départ, cette masse gazeuse finit par prendre la forme d'une boule ; mais nous sommes encore loin de l'état du globe à cette phase de son organisation, à l'état de planète. Mais quelle durée eut cette première période qui s'écoula entre la création de la matière terrestre comprise dans le vaste système des mondes et la formation de la terre? C'est le secret de Dieu qui, du haut de l'éternité, voit tous les temps ensemble comme un point où s'agitent les créatures auxquelles il a donné l'être. Le législateur des Hébreux ne nous a fourni aucune donnée sur

la longueur de cette période antérieure aux six jours de la création. Faute de notions à cet égard, on peut supposer que des millions d'années ont rempli l'intervalle indéfini qui sépare le commeneetnent de la première période où la terre reçut une forme et des dispositions nouvelles ^

Premier jour. — Et l'Esprit de Dieu planait à la surface des eaux.

Nous savons par le témoignage de la Bible et de la Science que, jusqu'ici, la terre était à Tétat informe, nue et privée de toute vie. Mais la matière inorganique est absolument incapable de produire la vie. Ensemble ou séparément, le hasard, le mouvement ou la matière sont impuissants à créer par eux-mêmes et sans le concours de la cause première, de la cause intelligente, non seulement l'univers, un être vivant, un insecte, un reptile, un oiseau, un animal quelconque, et à plus forte raison un homme, qui est un être pensant.

M. de Nadaillac *, répondant aux positivistes, qui voudraient renfermer notre pensée dans l'horizon do la vie présente, résume ainsi ses travaux sur l'origine et le développement de la vie à la surface du globe : " Non, les causes premières et finales, l'origine et la fin ne sont pas cachées à l'homme par un voile impénétrable. Si tout

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