‹ La lumière visibleChapitre 27 sur 89 · B. Pozzy, La Terre et le récit biblique de la création · texte numérisé non relu

B. Pozzy, La Terre et le récit biblique de la création

primitives, aux époques du mammouth et de l'ours des cavernes.

L'espèce est immuable. L'homme ne peut la créer. Tout au plus réussit-il parfois à obtenir de nouvelles races dans Vespèce : deux mots qu'il ne faut pas confondre. Chaque fois qu'il a essayé d'intervenir dans l'ordre de la nature n croisant arbitrairement entre elles certaines espèces animales, les résultats ainsi obtenu ont toujours été négatifs et n'ont produit que des êtres anormaux, lesquels, lorsqu'ils ont vécu, n'ont pas retardé à revenir au type primitif. Mais ces croisements entre espèces sont presque toujours stériles. Si le produit est fécond à la première génération, il devient stérile à la seconde, à la troisième, etc. et, finalement, l'hybridité disparaît par la loi de retour au type. "Si l'espèce changeait, l'hybridation serait assurément le moyen le plus direct et le plus efficace d'opérer ce changement. Point du tout, l'hybridation est le moyen qui met le plus complètement dans son jour la fixité des espèces *."

Il n'y a donc pas de fait mieux établi aujourd'hui que toutes les tentatives pour produire des espèces nouvelles stables au moyen de deux espèces différentes ont été sans succès, que tous les efforts de la sélection artificielle la plus habile ont échoué contre les lois de la nature.

1. Floursns. Examen du livre de li. Darwin aur Voriçine dm 4apèeeê, Paria, 1864.

Il en est de même pour le règne végétal ; les plantes hybrides ne peuvent se perpétuer d'une manière durable : après un certain nombre de générations, elles retournent naturellement et spontanément au type primitif de l'une ou de l'autre des deux espèces productives ^

Lisez Aristote, et comparez les descriptions extérieures et anatomiques qu'il fait des animaux et des plantes de son temps d'avec celles des naturalistes de nos jours, vous les croiriez écrites de la même main, tellement elles se ressemblent.

Dans la vieille Egypte, de même qu'à Babylone et à Ninive, en même temps que des monuments qui remontent à cinq ou six mille ans, on a trouvé des gravures et des débris d'animaux et de plantes qui ne diffèrent pas de ceux de nos jours. Bien plus, on a retrouvé, près de Robenhausen, dans le canton de Zurich, au milieu de marais tourbeux, encaissés dans des lignites dont la formation doit remonter, au dire de certains géologues, entre les deux périodes glacières, toute une végétation forestière, tels que l'if, le pin silvestre, le mélèze, le bouleau, le chêne, l'érable, le noisetier même, avec ses deux variétés ; leur comparaison avec les formes végétales de la même espèce qui croissent encore aujourd'hui, n'a point montré de différence.

"Des transformations ont eu lieu, des transformations se feront", répètent les transformistes.

1. E. Blanchard, L'origine des êtres, dans la Revue des deux Mondes, 1er octobre 1874.

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Ces assertions sont plus faciles à émettre qu'à prouver. Si on leur demande quand et comment ces transformations se sont produites, aucun d'eux ne peut le dire ; aucun d'eux n'a rencontré dans le passé les chaînons qui relient généalogiquement une espèce à l'autre, et aucun ne peut les montrer dans le présent. Quant à l'ancêtre supposé de l'homme, le pithécolde, ou autre, qu'on cherche en vain, il est sans doute enseveli dans les anciens continents, submergés aujourd'hui par les eaux.

Ces appels à l'inconnu n'ont pas la moindre valeur au point de vue scientifique. Tout se réduit à des hypothèses, à des conjectures fantaisistes sur lesquelles on essaierait en vain d'asseoir une doctrine. "La doctrine de l'évolution est aussi peu démontrée qu'elle est séduisante ; il faut prendre garde en l'adoptant d'adopter un dogme non contrôlable *."

" I^ nature, avait déjà dit Buffon, a imprimé à l'espèce certains caractères inaltérables. L'espèce n'est autre chose qu'une succession constante d'individus semblables et qui se reproduisent. L'empreinte de chaque espèce est un type dont les principaux traits sont gravés en caractères ineffaçables et permanents à jamais, quoique toutes les touches accessoires varient ou puissent varier. La transformation des espèces est impossible ; mais il faut reconnaître en elles une variabilité illimitée."

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