‹ La lumière visibleChapitre 43 sur 89 · La Conit* de ^iimpmny. our. cH · texte numérisé non relu

La Conit* de ^iimpmny. our. cH

direction, la consolation, l'espérance, le soutien. De plus, elle doit s'appliquer à tous les hommes, les réunir dans un sentiment commun d'adoration et de prière. Cette religion doit être positive et non un vague sentiment de religiosité propre seulement à amuser l'esprit et à tromper les besoins de l'âme. Elle doit être formelle, précise, indubitable, promulguée de façon que je sache exactement ce que je dois faire et éviter.

Voilà pour les caractères extérieurs de la loi divine.

Cette loi doit me venir de Dieu, porter l'empreinte de son sceau. Ne m'ayant pas donné l'être, je ne puis être mon propre législateur. En créant l'homme pour être ce que Dieu voulait qu'il fût, il lui a révélé ce qu'il lui était alors nécessaire de savoir, lui faisant connaître sa fin et lui traçant sa règle de vie. Il ne pouvait pas lasser ses créatures un seul jour sans direction. Cette loi, ou cette religion primitive, a reçu avec le temps les développements que demandaient les circonstances, développements qui ne faisaient d'ailleurs que compléter l'œuvre divine. Elle convient aux hommes de toute race, de tout pays, lesquels sont de même nature que moi. Elle donne satisfaction aux besoins les plus intimes de l'âme humaine, qui y trouve la lumière, la paix, l'espérance, les joies les plus vraies, les plus profondes et les plus réconfortantes. Elle me fixe sur les questions de mon origine et de ma destinée, questions que n'ont jamais pu résoudre toutes les

philosophies humaines, me disant en termes formels, authentiques, précis, que la raison de mon existence est de servir Dieu et que je dois retourner lui. Je sais désormais d'où je viens, où je vais et comment je dois y aller. Aussi bien, Dieu me devait la lumière indispensable pour me diriger durant la vie et parvenir à ma fin ; mais il n'était pas tenu, par exemple, de dévoiler à mes yeux la connaissance des mystères et des secrets de la nature, chose nullement nécessaire pour remplir ma destinée. Enfin, comme la vérité, toujours identique à elle-même, ne peut varier, elle est encore aujourd'hui ce qu'elle a été dans tous les temps et ce qu'elle sera à l'avenir. La raison a trop de prise aujourd'hui sur les réalités des choses pour ne pas convenir qu'il en est et qu'il en doit être ainsi.

L'étude des religions connues me démontre que, seul, le Christianisme renferme les caractères que je viens de voir. C'est en vain que je les chercherais dans le bouddhisme, dans lo mahométisme et autres croyances de provenance manifestement humaine. Contemporaine de la création, qu'elle nous raconte, la religion chrétienne se présente à nous comme révélée par le Créateur. Elle s'obscurcit dans le cours des âg^ par suite des influences nombreuses et diveraes auxquelles les hommes dispersée furent soumis ; mais il en subsista toujours quelques vestiges, et Dieu finit par se choisir un peuple qui en conserva le dépôt sacré

jusqu'à la venue du Rédempteur promis, qui l'agrandit, la compléta, la rendant accessible à tous. Elle est devenue la religion du monde civilisé. Par la tradition, elle remonte au premier homme, et n'a jamais été interrompue "Ce qui avait été promis autrefois par les prophètes, dans les Saintes Ecritures, Notre-Seigneur Jésus-Christ, fils de Dieu, l'a d'abord promulgué de sa propre bouche ; puis, il le fit prêcher à tous les hommes par ses apôtres, comme la source de toute vérité salutaire et la règle de mœurs \"

De plus, le Christianisme se présente à nous avec des caractères si manifestes de l'intervention divine, tant dans sa diffusion que dans sa conservation, que l'on est amené à conclure qu'il est une révélation divine dans son origine, comme il est une œuvre de Dieu dans sa durée et l'immensité de ses bienfaits. La vie de tant de martyrs, de vierges, de pontifes de docteurs, de cette multitude de grands chrétiens qui ont atteint le plus haut degré de l'empire sur soi et de l'esprit de sacrifice à Dieu et au prochain, m'atteste toute la beauté morale et la sainteté du Christianisme, vraie religion de l'humanité, religion qui reçut en Jésus-Christ sa perfection définitive en même temps que !a promesse de survivance jusqu'à la fin des siècles. Et par le Christianisme j'entends ci le Catholicisme qui contient le Christianisme complet et vivant, qui seul, répond aux besoins de

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