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L'Ancien et le Nouveau Testament nous font donc connaître à la fois les vérités et les préceptes qu'il a plu à Dieu de nous révéler et les signes par lesquels Dieu a prouvé que cette révélation venait de lui. Ces signes sont les prophéties et les miracles, les uns et les autres publics, éclatants, dont tout un peuple est témoin, depuis sa sortie d'Egypte jusqu'à son établissement dans la Terre Promise, jusqu'au temps de Jésus-Christ et de ses nombreuses guérisons. Ces faits sont de telle nature, Dieu semble avoir pris tant de précautions pour garantir la valeur de son témoignage, remarque un auteur, que l'incrédulité elle-même a dû rejeter comme invraisemblable et impossible l'hypothèse d'un récit mensonger, écrit soit avec la connivence, soit sans le consentement des contemporains. Mais on a trouvé une autre ressource pour se débarrasser de ces preuves qui gênaient. Cette ressource, ça été la question de l'authenticité.
Dans mon travail d'enquête, j'ai cherché d'abord à m 'assurer si les livres bibliques sont authentiques, absolument véridiques, écrits par les auteurs auxquels on les attribue, et si je puis les accepter avec la plus parfaite confiance. En étudiant, par exemple, à la lumière de la science, les faits contenus dans la Genèse sur l'œuvre de la création, j'ai pu me convaincre que non seulement la science les confirme, mais que ces mêmes faits ne pouvaient être parvenus à la connaissance de Moïse que par révélation. Je sais aujourd'hui d'une manière certaine que la science, à mesure
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qu'elle s'enrichit de nouvelles découvertes, confirme de plus en plus toutes les données de la Bible; que la physiologie et la philologie ont fini par constater d'une manière péremptoire l'unité de la race humaine, fait capital au point de vue de 1& rédemption ; que la géologie démontre que les êtres vivant sur le globe et que la terre elle-même , ont été, dès le commencement, tels que décrits dans la Genèse. Par l'étude de ces preuves extrinsèques, j'ai pu me convaincre que Moïse connaissait toutes ces choses par révélation, puisque la science de son temps ne lui permettait pas de les connaître autrement ; que la Bible n'est pas un livre comme un autre ; qu'elle est tout entière un livre inspiré contenant la parole de Dieu, quoique son autorité, d'ailleurs, ne dépende nullement du concours de la science.
S'il m'était resté le moindre doute à cet égard, je n'aurais qu'à consulter le texte des vérités révélées, qui établissent d'abord la parfaite concordance qui existe entre elles et les besoins de mon intelligence, de mon âme, qu'elles sont de nature à combler, ce que n'ont jamais pu faire tous les philosophes anciens et modernes ni aucun des prét-endiis réformateurs de l'humanité, ces vérités répondant également aux aspirations naturelles de ma conscience. Je pourrais ensuite, comme démonstration confirmative de l'inspiration des Livres saints, prendre connaissance des prophéties annoncées bien des siècles à l'avance, et qui ont reçu leur accomplissement dans les temps et
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aux moments marqués. C'est ce qui va faire l'objet de la présente division de mon travail, bien que je n'aie pas besoin de plus de témoignages des vérités révélées que ceux que j'ai déjà constatés, ainsi que je viens de le dire, dans la première partie de cette étude. Ils suffisent pour satisfaire mon esprit. Au reste, je suis bien aise de lire le texte même de la révélation. Cette lecture est d'ailleurs des plus propres à guider et éclairer tout esprit qui veut voir la vérité là où elle est, en un mot, la religion que Dieu a enseignée aux hommes.
En dehors de la Révélation, il a toujours existé une antique et universelle tradition donnant à penser que l'humanité avait subi une déchéance à l'origine. Tous les peuples anciens avaient conservé le souvenir d'un état autrefois meilleur, d'un âge d'or primitif. La révélation précise ce vague enseignement.
On se rappelle les diverses et lamentables péripéties de la chute, l'état misérable de nos premiers parents après leur désobéissance, ne trouvant pas d'endroit assez retiré pour aller cacher leur honte, eux à qui le tentateur avait fait accroire qu'ils seraient semblables à Dieu s'ils se montraient indépendants du commandement divin. Au lieu de la lumière qu'ils attendaient, d'épaisses ténèbres couvrirent leur intelligence, et à la vue des biens perdus et des misères qui devaient à jamais peser sur eux-mêmes et leurs enfants, leur accablement est tel qu'il excite la pitié
du Créateur, qui prononce, cependant, entre autres châtiments, la sentence de mort dont il les avait menacés, s'ils n'étaient pas soumis et fidèles. II ne veut pas les abandonner, et dans l'exercice même de sa justice, il dépose dans leur cœur un motif d'espérance bien propre à leur faire supporter avec courage les épreuves de leur nouvelle vie.
Après la malédiction lancée contre le tentateur, Dieu lui dit : "Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre sa race et la tienne, et un jour elle t'écrasera la tête", (Gen., 111, 15) c'est-à-dire, tu as attaqué la première femme et tu l'as vaincue; mais j'en susciterai une autre contre laquelle tu ne pourras rien. Cette femme mettra au monde un fils qui remportera sur toi la victoire et détruira ta puissance. C'était la promesse de la rédemption. A partir de ce moment l'homme l'espère et l'attend. Nul doute possible. Nous avons la parole de Dieu. Le monde sera sauvé. Plein de confiance et avec l'aide de Dieu, notre premier père releva la tête et ne désespéra point de l'avenir.
"Cette promesse de la rédemption, qui a été renouvelée à Noé, à Abraham, à Jacob, à Juda, à Moïse et à David, ne dut pas être exprimée seulement par les mots que nous rapporte le législateur des Hébreux. Dieu donna certainement des instructions plus développées à nos premiers parents, sur le Sauveur on qui, dès lors, ils devaient mettre toute leur espérance ; et ce Sauveur devait être le sujet habituel des entretiens de la famille infortunée qui venait d'être chassée de l'Eden. Dieu
avait, sans nul doute, annoncé à Adam que le Rédempteur, qui naîtrait de la femme, ne devait triompher du péché qu'à la condition de souffrir et de mourir. Et, pour conserver la pensée de cette efficace immolation qui ne devait avoir lieu que longtemps après, il avait institué le sacrifice des animaux ; nous lisons dans le livre de la Genèse qu'Abel offrait au Seigneur les premiersnés de ses troupeaux . . .
"Jésus, fils de Marie, est donc désigné et reconnu comme le terme des pensées, des désirs et des espérances de l'humanité qui le précède et qui le suit, comme le seul et unique Rédempteur ^" Ainsi, l'origine de la Révélation remonte à la naissance du genre humain. Dès l'instant de la création, nous lisons dans la Genèse, ce que la simple raison d'ailleurs nous force à admettre, que Dieu se manifesta au premier homme, lui communiqua ce qu'il lui importait de savoir, lui faisant connaître les devoirs qu'il devait lui rendre, la manière dont il devait le servir et l'honorer, et ce qui devait arriver advenant le cas de sa fidélité ou de la transgression de ses ordres. Pour •être ce que Dieu voulait qu'il fût, l'homme devait <;onnaître toutes ces choses. Les dogmes que nous révèlent les premières pages de la Bible sont donc la croyance à un Dieu créateur, celles de la Providence, de l'immortalité de l'âme, de la rédemption future, de la venue d'un médiateur, autant