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Syrie, traitant de 1* "ReltKi' mmc imi f:\v du problème
ri« rivducation populaire". ^ invriir 1911.
"Du reste, toutes ces plaintes, dont ne ne cesse de nous fatiguer les oreilles, en répétant à satiété que la foi gêne les intelligences, qu'elle les comprime et arrête leur vol à travers les sphères lumineuses de la vérité, trouvent un démenti péremptoire et sans réplique dans les enseignements de l'histoire. Sans doute la foi est divine, indépendamment de son acceptation par l'homme ; c'est une grâce que la Providence prend plaisir à accorder aux humbles et aux petits, tandis qu'elle la refuse aux sages, aux habiles et aux grands du siècle. Il est cependant un phénomène remarquable, indiqué déjà au second chapitre de notre essai : c'est que, dès l'établissement du christianisme, la science et la religion, malgré les efforts de l'orgueil pour les séparer et les rendre ennemies, se sont toujours trouvées réunies dans la plupart des esprits cultivés ; toujours elles ont fait briller sur le genre humain la double splendeur de leurs rayons, dont la puissante attraction captiva les intelligences les plus vastes, les plus nobles et les plus sublimes qui aient honoré notre race. Laissons même de côté les Pères et les écrivains des premiers siècles chrétiens, ces grands génies en qui une foi admirable se joignait à une prodigieuse science. "Au XlIIe siècle, dit le Dr Lefebvre dans son discours déjà cité, le franciscain Roger Bacon, en restant parfaitement orthodoxe, n'a-t-il pas parcouru le cycle entier des connaissances astronomiques et physiques, en les illuminant des éclairs de son puissant génie?
LA LUMIÈBK VISIBLE M5
Est-ce que les pères de l'astronomie moderne, Copernic, Kepler et Newton, n'étaient pas plus que des croyants, n'étaient-ils pas des chrétiens d'une piété exemplaire? Le profond respect d'Euler pour les livres bibliques l'a-t-il empêché de perfectionner le calcul intégral et de pénétrer plus loin qu'aucun de ses devanciers dans les obscurités de l'analyse? Vésale et Morgani ont-ils été jamais arrêtés, dans leurs recherches sur la structure et les fonctions de l'organisme humain, par la crainte puérile d'offenser par leurs découvertes quelque vérité révélé ? Est-ce que l'abbé Spallanzani, le véritable précurseur des physiologistes modernes, a jamais été entravé par ses croyances dans ses magnifiques recherches sur la digestion, la respiration, la circulation, la reproduction des animaux, sur les phénomènes de la végétation, la constitution des infusoires, etc? N'est-ce pas le chanoine Haûy, de pieuse mémoire, qui a découvert les lois de la cristallisation des minéraux?
"Et dans la pléiade des savants modernes, n'en compte-t-on pas une foule parmi les plus illustres, qui attestent, par leurs travaux, que les plus hautes spéculations de la science peuvent marcher de pair avec le respect pour la foi *?" Suit une liste de savants illustres modernes, dont nous connaissons déjà la plupart des noms, et qui démontrent à l'évidence qu'il n'y a nulle