La Civùiaatiim au Vr n^u
"L'Eglise, au milieu de ce déchaînement des passions cruelles et sanguinaires, demande et impose le respect de ;a vie. Une multitude d'hommes ne verraient pas même le jour, ou ne feraient que naître pour aussitôt périr, si la morale catholique ne combattait énergiquement pour eux contre les dégradantes et cruelles lâchetés de la volupté, ou contre la honteuse prudence d'une science économique sans foi et sans pudeur. L'Eglise n'admet pas que l'homicide ou la luxure aient plus de droit sur les origines de la vie que sur ses développements. Elle n'admet pas que l'enfant soit un jouet ou une gêne, que les parents ne soient pas pour lui mais lui pour eux. Elle va plus loin. Elle inspire pour ui les dévouements admirables, s'il est pauvre ou orphelin. Elle lui procure un asile et un foyer, l'éducation du cœur, l'instruction de l'esprit, la direction dea premiers pas dans le monde, la vie enfin qui convient à un enfant de Dieu.
"Elle exige le respect de toute vie. Sans doute, elle ne peut empêcher le fléau de la guerre, mais elle proscrit le meurtre sous toutes ses formes. La vie de l'esclave est à ses yeux aussi respectable que celle du prince. Et, quand elle fut admise à parler aux empereurs avec autorité, elle obtint d'eux la proscription des combats de gladiateurs \"
L'Eglise, comme le disait encore si récemment un de nos distingués prélats, Mgr Mathieu, a pris