‹ La lumière visibleChapitre 84 sur 89 · L'ambMMKleur «a^UdaOvddMetle vi(«-prM(kot Maraluill · texte numérisé non relu

L'ambMMKleur «a^UdaOvddMetle vi(«-prM(kot Maraluill

histoire le proclame, est le guide le plus sûr que nous puissions suivre si nous voulons continuer à survivre, à jouir de la paix sociale et à nous faire respecter.

La conception du travail, tâche sacrée toujours aussi honorable que nécessaire, et qui exige une application consciencieuse de tout l'être, n'est plus aujourd'hui, dans nombre de pays, aussi en honneur qu'autrefois. On ne considère plus le travail comme une obligation morale mais seulement comme une nécessité physique. Pour plusieurs la chose qui importe est le salaire. Et ainsi disparaît le goût du travail bien fait, l'ardeur à acquérir des connaissances nouvelles dans l'accomplissement de l'œuvre à laquelle on collabore.

Nous sommes loin de cette époque si peu ou mal connue et si souvent injustement décriée du Moyen âge, où chaque ouvrier était un artiste ayant tout à la fois conscience de ses devoirs et de sa dignité. C'est là surtout que l'on voit l'énorme différence qui distingue la civilisation chrétienne de l'ancienne civilisation.

"Ce qui est particulièrement remarquable au Moyen âge, c'est la conscience que les artisans avaient de leur dignité, la fierté qu'ils ressentaient de leur profession considérée par eux comme une véritable noblesse. L'envie entre classes n'existait pas alors, parce que chacun était satisfait et fier de la place qu'i' occupait dans la société. Et c'est ainsi que par l'esprit chrétien la société du Moyen âge connut vraiment le bonheur ter-

restre que Kant a si bien défini "le parfait contentement pour "chacun dans son état.". . . Les classes existaient au Moyen âge et jamais une société le sera sans classes, mais sans haine et sans dédain d» classe à classe, et l'on peut dire que dans cette sodété tous les genres de la paix sociale avaient été semés par l'Eglise ^" A tel point qu'Auguste Comte lui-même qualifiait "d'admirable" le programme social du Moyen âge. le considérant comme "le chef-d'œuvre politique 'le la sagCise humaine." Il parle encore des immenses progrès intellectuels réalisés par le système du Moyen âge." Il n'y a pas grand mérite à les aimettre, ces immenses progrès intellectuels en pr^ence des Roger Bacon, des Thomas d'Aquin des ^ante, des Michel- Ange et autres génies propres \ ces temps et dont e nôtre est si pauvre, génie» qui ont émerveillé le monde par la splendeur de l^urs créations.

C« ' ' - pasés, malgré leur rudesse, avaient de 1 I" et ^hez nombre d'hommes d'élite

une élévation de Bâtiment, une grandeur morale, que notre époque \e connaît plus. Les guerres de ce temps-là, qua qu'on en dise, n'étaient que d'innocentes chevail^ées comparées à la guerre de sauvages d'où noù sortons à peine et où tant de millions d'hommes^nt péri.

Ce n'est pas à dire qiAl'on voudrait faire revivre cet âge, qui ne pouvaitconvenir qu'au temps où

Page 1