‹ La lumière visible [microforme]Chapitre 5 sur 79 · P. Girodon, Erposé de la Doctrine catholique · texte numérisé non relu

P. Girodon, Erposé de la Doctrine catholique

renferme toutes nos destinées entre un récit et! | une vision ; ce livre dont le premier mot est la parole de Dieu qui évoque l'univers du néant, et dont le dernier mot est la parole de Dieu qui rappellera l'humanité dans son sein ; ce livre qui naît un jour au milieu d’une solitude de l'Egypte : pour s'achever, à deux mille ans de là, dans une Île de la Grèce ; ce livre où vingt auteurs différents : se passent la plume de main en main, écrivent #. sous l'empire d’une seule idée et se rencontrent À dans l’unité d’un plan identique ; où vous retrou-! É vez partout, malgré la différence des âges, la! même empreinte, le même souffle : où Moïse ne parle pas autrement que David, où Job tient! le même langage que l’Apôtre de Corinthe et | d’Ephèse ; ce livre qui a vingt styles et.qui n’a qu’un caractère, auquel tant d'hommes ont mis la main et qui ne peut se signer d'aucun nom; ce livre qui se fait à mesure que le plan de Dieu sel déroule, qui se ferme au moment où l’humanité# entre en possession de la vérité ; ce livre du milieu duquel la grande figure de Jésus-Christ se détache entre les prophéties, d’un côté, l’accomplissement des choses, de l’autre ; ce livre enfin qui, après avoir opéré dans le monde ia plus étonnante des révolutions, est arrivé jusqu’à uous, laissant échapper de ses flancs cette magnifique civilisation chrétienne dont il a été, dont il restera le code immortel.”

Aussi, l'Eglise, fidèle à suivre l’exemple des! Pères dans la foi, déclare le concile de Trente,

| | LA LUMIÊRE VISIBLE 17 Lubrasse et vénère, avec le même sentiment de hiété et le même respect, tous les livres de l’An- + 1 en et du Nouveau Testament, puisque le même | ieu est l’auteur de l’un et de l’autre.

8P"# Le Bible contient deux parties: l'Ancien estament, antérieur à Jésus-Christ, composé

pte quarante-cinq livres, et le Nouveau Testament vs qu l'Evangile, de vingt-sept, écrits après Jésusce brist. Le mot ‘“‘testament”’ appliqué aux Livres

PBints, signifie l’expression des volontés de Dicu. Pn donne encore à l’ensemble de ces livres le nom æ l'Ecriture Sainte ou simplement l’Ecriture. Pa les divise d'ordinaire en livres historiques, en es prophétiques et livres moraux ou sapientiaux. des livres de l’Ancien Testament ont été écrits Mn langue hébraïque, ceux du Nouveau Testanent, l'Evangile de saint Matthieu excepté, en rec. “C'est Jésus-Christ, dit Pascal, que les eux Testaments regardent : l'Ancien comme son Zttente, le Nouveau comme son modèle, tous leux comme leur centre.” L'Ancien Testament raconte les origines de ’humanité, les traditions primitives des peuples, n particulier l’histoire du peuple hébreu. On y lit es enseignements et la loi que Dieu donna à son peuple ; les diverses périodes de son histoire ; es guerres, ses infidélités, qu’elle rapporte simplesent sans les approuver, les châtiments même que ui attirèrent ses prévarications. On y lit encore ‘histoire, les leçons, les prédications des hommes

inspirés de Dieu, les patriarches et certains rois! comme David et Salomon. L’Ancien Testament sert de préparation au Christianisme spécialement par les prophéties qu’il contient, et peut être défi nl en toute vérité une histoire sainte, l’histoire de 14 rédemption. Aussi, se borne-t-elle presque exclu sivement à la famille dépositaire des promesse: divines, les autres races n'étant pas même toutes mentionnées.

La Bible renferme le dépôt des vérités révélée promulguées à trois époques différentes : Révél: tion primitive, Révélation mosaïque et Révélation chrétienne. “Dieu, en effet, dit le grand Apôtre nous a parlé dans les temps anciens par ses pro phètes, et, plus récemment, par son Fils unique Jésus-Chris :.”’ Ces vérités, Dieu les devait, il est vrai, à 8 créature ; elles -onstituent le flambeau qui sert guider l’homme à travers les ténèbres de so:

existence terrestre. Objet de la vénération des fidèles, reconnue divine par les plus grands esprits la Bible, dans tout le cours des âges, a répandu partout la lumière et la vie. Il semble qu’un tel bienfait aurait dû réunir les hommes de tous les

paiens et les gnostiques des premiers temps jus qu’aux rationalistes, incrcyants et sophistes de

rois@os jours. Mais c’est surtout au 18e siècle, alors 1en@ue l’impiété s'étant emparé du monde savant et en#ayant fait délirer de la manière la plus extrava- ‘finfante, que les Livres saints furent en butte aux e llus rudes attaques dans la guerre impie que la cluhilosophie déclara à la religion. Voltaire surtout ssele fit remarquer dans ses tristes combats, mais les itelorrents de fiel qu’il a distillés sur les pages sacrées B'ont servi qu’à prouver son insigne mauvaise foi lée@t une incroyable méchanceté. Si la Bible a eu élaes ennemis acharnés, elle a eu aussi dans toutes les io@ranches des connaissances humaines des savants trelt des érudits qui l'ont vaillamment défendue. Il rouffit de voir les admissions que les adversaires nt dû faire pour se persuader que la Bible est Mortie victorieuse de ces épreuves. En vérité, il D'existe pas aujourd’hui une seule objection contre es Livres saints qui n’ait pas été victorieusement éfutée.

Si le Seigneur devait être un signe de contradicion, suivant la prophétie du saint vieillard biméon, il n’est pasétonnant quelelivre qui annonce à venue, qui raconte ses miracles et qui atteste à divinité, devait être contredit et attaqué. Pour les rationalistes, qui professent ne croire qu'aux faits qu’ils peuvent vérifier, qui ne recondaissent que le contrôle absolu de la raison indéetbendamment de toute autorité, il ne peut être question de révélation divine, ni du caractère sMiraculeux des Ecritures. ‘“La première obligalion que nous fait le principe rationaliste, qui est

le fondement de toute critique, est, dit M. Vernes! d’écarter le surnaturel !”’ Les récits de la Genèsdl, en particulier ceux qui ont trait aux temps prim tifs, en conséquence, sont regardés comme d pures légendes sans valeur historique. Tor principe surnaturel est donc, aux yeux des rations listes, de prime abord et sans examen, décla inadmissible. “La nouvelle science exclut abs lument toute hypothèse et agent surnature Connus sous les noms de Dieu et de Providence Elle nous révèle comme suprême existence, l’h

manité”.” Ainsi, plutôt que d'admettre qu Dieu ait créé le monde, ils trouvent tout nature et explicable que le monde se soit créé tout seul qu’une force aveugle, au lieu d’une force intelli gente, ait présidé à l’origine des choses ; que le atômes, tourbillonnant dans l’espace, se soient comme cela, accrochés et aient réussi à produi l'ordre si admirable de l’univers. Quant a

miracles, ils les rejettent, simplement, parce qu’i sont des miracles. Ils y croiraient peut-être s’il 8 trouvait, au moment où un miracle se produirai une commission de savants pour le constate comme s’il n’eût pas été possible à l’humanité « se rendre un compte certain des miracles avant

fondation de l’Institut, suivant l'expression d’une Contemporaix ; comme si le commun des morte ne pouvait facilement faire la distinction entre

1. Revue de l'hist, des religions, t. 1, Introd. 2. Courz, dans Littré, Conservation, pages 26 et 31.

sare mort depuis plusieurs jours et exhalant hfection et un simple léthargique ramené à la vie le contact de l’air dans son tombeau ; entre une Itiplication de pains opérée par un thaumage devant une grande foule et une simple dist. .tion de provisions faite en plein champ.

Sur tout le reste on consentirait à discuter, on Srviendrait même à s'entendre, pourvu toujours il ne s’agisse ni de miracle ni de vie surnatue. Ainsi, la religion, qui s’étaye sur les certides les plus inconstestables de l’histoire, qui ppuie sur des raisonnements métaphysiques, mise hors de science, de même que tout l’ordre naturel. Cette façon de trancher de si graves dhestions peut vous paraître singulière ; mais ds rationalistes n’en admettent pas d’autre. Si Bible n’avait été qu’une œuvre humaine, il y a ngtemps qu’elle serait tombée dans le discrédit à ont sombré tant de systèmes philosophiques religieux qui avaient pourtant pour auteurs es hommes qui passaient pour de grands maîtres armi leurs contemporains. ‘“‘L’herbe sèche, la eur tombe, quand souffle le vent de Jéhovah ; s peuples aussi passent comme l’herbe, mais la arole de notre Dieu subsiste à jamais !.” (Is. , 7-8).

1. Le mot rationalisme est susceptible de deux définitions. y a un rationalisme qui applique la raison à la recherche de atières qui sont de son domaine, celui des certitudes naturelles, Ms vérités d'ordre morai et métaphysique. Le rationalisme ainsi Mhtendu n'est pas contraire à la doctrine catholique, qui n’a jamais éconnu la grandeur et la beauté de la raison. Le rationalisme

Mais si la Bible est vraiment la parole de Die elle doit être exempte de toute erreur, Dieu | Pouvant se tromper ni ne voulant nous tromp#. En vérité, il en est ainsi, et, malgré certaines ap rences, il n'existe aucune contradiction entre faits racontés dans les Livres saints et ceux dé découlent de nOS Connaissances historiques, phy: ques et naturelles. D’où proviennent donc tou les objections que l’on soulève contre l'inspiratie des Saintes Ecritures ou contre les faits qu’el contiennent mis en face de ceux que nous déc

Purement humain pour le autres ? Comme ce qui est la vérité pour Leibniz et Bossuet es l'erreur pour Strauss et Wellhausen ? Le sole éclaire tous les Yeux ; il semble que la Bib devrait éclairer tous les esprits.

Cet étrange phénomène est dû à plus d’un. .

. : cti cause, les unes dépendant de l’esprit, les autré ses son du cœur. La terre n’est pas toute peuplée à Cœurs purs et d’esprits bien faits. Il y a de esprits moralement aveugles ou qui voient ms Le Il est des hommes qui, bien que doués du ser de la vue, ne Peuvent distinguer certaines coule de même, certains esprits semblent être privé ne

demption, Grâce, Sacrements.) Ce rationalisme est synonym d’incrédulité religieuse.

Ju sens surnaturel. Celui-ci, sachant que ses sens Bont trompé dans plus d’une circonstance, ne se > plus qu’à sa raison ; celui-là, n’attachant à la Bison qu’une importance relative, n’en croit e ses sens. Il est des esprits amoureux du aradoxe qui se plaisent à traiter le pour et le bntre de toutes choses sans rien affirmer, regarnt cette indécision comme une supériorité tellectuelle. Parce que la Bible présente des bscurités, quelques difficultés d'interprétation, es divergences, des altérations même, inévitables vec le temps, les incroyants ne veulent y voir ‘une œuvre humaine. Enfin, il ne manque pas e gens qui ne consentent à se rendre à aucune pnne raison, surtout qui ne veulent pas croire arce que cela les obligerait à pratiquer.

D'abord, les contradictions que certains savants oient parfois remarquer entre la Science et la ible ne sont et ne peuv . que des contraictions apparentes, provenant du fait ou que nous sons mal le livre de la Bible ou celui de la Science, , malheureusement, ces deux cas se sont résen- Æs trop souvent. Si, par exemple, nous posséons le texte du Pentateuque écrit par Moïse luihme et le seul qui soit directement inspiré, il n’y ait pas de cause d'erreurs, sauf celles que ourrait commettre le lecteur dans ses tentatives interprétation individuelle ; l'original étant erdu depuis longtemps, nous n’en avons plus que es traductions, faites sans doute avec le plus rand soin, mais non exemptes de fautes d’écri-

ture. Ces livres, tels qu'ils existaient primitive

ment dans les synagogues, n’avaient ni points, nil accents, pas même de voyelles ; on ne distinguai ni chapitres ni versets, les mots étant séparés ie uns des autres d’une manière à peine visible. Sio ajoute à ces difficultés la pauvreté de la langue, oi

comprend que la lecture des Ecritures devenailfi£

très difficile et qu’on ne parvenait à les déchiffre qu'après un long apprentissage. Toute repro duction ou traduction antérieure à l'invention « l'imprimerie était l’œuvre de copistes. Or ceux-ci soit par distraction, soit par défaut de pouvoi saisir le sens exact du texte, ont commis des erre sur plus d’un point de détail, que l’état peu avanc de la chronologie, de l'astronomie, de la physique ou autres $c:-:-°« naturelles d’alors ne pouvaient aider à cox:r:r et à préciser.

Ces erreurs de copistes peuvent être des altérs tions de dates, desdifficultés telles, parexemple, que celle du texte hébreu actuel, qui attribue à Lamect père de Noé, sept cent soixante-dix-sept ans, tandi que le texte samaritain lui donne six cent cinquan te-trois ans, et la version grecque des Septantel sept cent cinquante-trois. Elles peuvent encore être des erreurs de noms propres défigurés, de noms de lieux estropiés par des copistes non hébreux quine les connaissaient pas, de mots omis de passages intervertis ou quelque peu dénaturés quelques points d’histoire peu ou mal connus

Maïs ces erreurs, étant sans portée dogmatiqueMf0i

n’atteignent jamais dans son essence le dépôt

ivdicré de la révélation, ce que Dieu, d’ailleurs, aurait pas permis. Les versions des Septante de la Vulgate, toute parfaites qu’elles puissent re, diffèrent dans certains passages, bien que sans nséquence en matière de doctrine. On en est bcore à préciser la date de la naissance de Notreigneur.

D'ailleurs, la Bible étant un livre divin, elle enseigne que la religion. Le but qu’elle se proose n’est pas d’exposer aux hommes des théories ientifiques, de satisfaire notre vaine curiosité en endant nos connaissances dans l’ordre de la ature, mais de nous faire connaître notre origine Mt dernière fin, d'éclairer notre foi, de nous ju pprendre à bien vivre, de purifier et nourrir notre âme par l’amour des vrais biens, en un mot e nous montrer comment on va au ciel et non omment va le ciel, selon une expression de saint ugustin.

L’Ancien Testament n’est pas non plus une istoire complète de l’humanité primitive, ni de la

A n’est et ne peut être que l’histoire de la Rédemp- Aion, et il ne touche aux questions qui sont du Aessort des sciences naturelles que si ces dernières pnt un rapport avec le dogme. Que la terre tourne utour du soleil ou le soleil autour de la terre, oilà une question d’ordre scientifique parfaitenent indifférente à la religion. Que les astres soient habitables et habités, Moïse ne s’en occupe pas et n’a point à s’en occuper ; il n’écrit que

l’histoire de la terre. Que l’on considère les jo

de la création comme des jours de vingt-quatif" heures ou des époques d’une durée plus ou moi longue, que l’on assigne à l'humanité une antiqui de six, dix, vingt mille ans ou plus, cela n’a abs lument aucune importance pour le dogme, et n’y a pas eu de révélation pour ces choses-là d:

la Bible, laquelle, répétons-le, n’enseigne hp d’autre science que celle du salut, c’est-à-di l’amour de Dieu et du prochain. Mais s’il CET M de savoir si tous les hommes descendent d'if couple unique, comme l'enseigne la Bible, ou s’ procèdent de plusieurs centres de création, comn le prétendent certains savants, voilà une quest qui intéresse la foi aussi bien que la science.

La Bible tantôt se sert du langage poétique tantôt du langage populaire ; il faut Lire en lang poétique ce qui est écrit en langue poétique, et M langue populaire ce qui est écrit en langue popu laire. Elle dit, comme le peuple et les astrono mes : le soleil se couche, le soleil se lève, et no entendons tous parfaitement ce que signifie cet expression. De pius, lorsqu’elle parle de ques tions scientifiques, elle en parle suivant que le choses apparaissent aux yeux et non telles que science les définit, et cela dans un langage pouvait être parfaitement Compris de tous. Elle parler: comme les poètes, de la voûte azurée, qui para surplomber la terre, et si nous croyons découvrir parfois des contradictions plus spécieuses que

éelles entre la Bible et la science, c’est que nous isons mal le livre de la science. Mais celle-ci est oujours réformable, toujours en progrès, et en se Méveloppant projette une lumière devant laquelle se dissipent toutes les difficultés soulevées contre a Bible. Au temps de Moïse, le langage n’avait pas encore acquis la forme précise et rigoureusement déterminée des langues modernes. On ne parlait alors le plus souvent qu’en figures, et c’est ainsi que l’on se représentait au moyen des choses sensibles les idées des choses qui ne tombent pas sous les sens. Lorsque la Bible dit que Dieu se eposa le septième jour, qu’il se promenait dans le jardin, à l'air, l'après-midi, que le Seigneur disparut dans la fumée du sacrifice offert par Manué, etc., il est clair que ces expressions sont Mfgurées, qu’elles ne doivent pas être prises à la lettre, parce qu’évidemment le sens n’en peut être Mlittéral, ces traits s'appliquant plutôt au phénomène extérieur par lequel Dieu révèle son intervention.

Le Pentateuque a été écrit depuis bien des Ji siècles, dans des temps et des lieux qui ne nous sont qu’imparfaitement connus, et ji devient difficile de pé.sétrer l’Ââme de nos aïeux uu Moyen âge, dont la langue, les institutions, les coutumes nous sont déjà familières, comment pouvons-nous espérer nous représenter dans leur milieu ces sociétés antiques, nous former une idée exacte de leurs mœurs, de leurs usages, de leur genre de vie, si

B différents des nôtres ?

Les mœurs, les langues nouvelles ont aujou d’hui changé la physionomie des mots et des cholli; ses. Certaines expressions qui peuvent no paraître étranges, effaroucher notre pruderie, n l’étaient aucunement pour les lecteurs de l’époqu où les récits qui les contiennent ont été rédigé: Que de points qui nous paraissent obscurs, inintel ligibles, et que nous sommes portés à classer Comme incroyables, étaient naturels et de la der nière évidence pour les contemporains de Moïse Si tel Contemporain revenait au milieu de nous il aurait vite fait de répondre à nos objections, de lever nos doutes, bien mieux que ‘ertains com mentateurs dont les explications, en dénaturant le sens du texte, n’ont fait qu’ajouter aux diff cultés. La Bible ne peut être tenue responsable de ces interprétations fautives, pas plus que des fautes de copistes.

‘ Ainsi, ignorance des faits et du milieu, imperfection inévitable des traductions, perte du texte original de plusieurs des Livres Saints, caractères Propres de la langue hébraïque, impuissance inhérente au langage humain en rendre toutes les nuanc reproduire la physiono erreurs des copistes, de leur négligence o

difficultés apparent la Sainte Ecriture,

pmbreuses objections de la part de ses ennea i??

is”.

Je traiterai dans un chapitre spécial des conts que l’on dit exister entre la Science et la oi ; il me suffit, pour l'édification du lecteur, de

s indiquer ici sommairement.

La lutte qu’on a menée contre la Bible dans le ours des siècles n’a pas toujours eu le même aractère. Celse, Porphyre et autres païens des remiers temps incapables d'en saisir l'esprit

la portée, la regardaient comme une œuvre umaine ; les chrétiens l’acceptaient comme un vre divin, contenant la parole de Dieu, et ils ’en contestaiert ni la véracité ni l’authenticité. Là, disaient-ils, nous apprenons à connaître e Christ, là nous apprenons à connaître l’Eglise ”, e qu’ils avaient de plus cher au monde (S. Augusin). Au besoin, ils n’hésitaient pas à verser eur sang en témoignage de leur foi et de leur idélité à l'Evangile. Une mosaïque de l’église le Ste-Croix, à Ravenne, représente le martyr Bant Laurent allant au supplice portant une roix sur l’épaule et tenant le livre saint à la main, pour bien faire comprendre la raison de sa mort. Nombre de martyrs moururent portant ‘Evangile sur leur poitrine. Partout, dans les atacombes et autres lieux de réunion, es chréiens veulent voir la Bible ou, à défaut, des

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