‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 188 sur 270 · LES MÊMES , RAIMBAUT · texte numérisé non relu

LES MÊMES , RAIMBAUT

La fenêtre de la chambre se feiuie.

MARiANNf; , à son père.

Ah ! mon papa , venez vile (^Elle le regarde. ) Eh! mais^ qu'avez-vous donc ?

BAiMBAUT, abattu.

^ a-l-en .... laisse-moi , ma fille ...

Commcnl ?

A6 MARIANNE, inquiète.

KAIMBAUT.

Notre ruine est consommée... on vend déjà tout en bas. . .

JOLIVET

Quoi . . . not' maître ...

MARIANNE

Cet argent que vous attendiez. . . .

RAiMBArT, ax^c amertume.

Perdu !.. Le banquier Fa touché... mais il a fait comme tant d'autres ... il a disparu.

MARIANKE.

Grand Dieu !

LELIÈVRE

Le misérable ! qitel abus de confiance. . .

RAIMBAUT

Heim? Qu'est-ce que c'est?... Que demande monsieur?

LELiiivnE , tenant son billet.

Pardon... J'ai dit à mademoiselle... Un petit efTet. ( Il le fixe. ) Ali ! mon Dieu. . . c'est particulier ! voilà une ligure. . . . qui a été protesté , et alors. . . .

RAIMGALT.

Encore un. . .

LELIÈVRE, le regardant toujours.

De 800 Ir. . . . Décidément il y a quelque cliose. . .

RAIMBALT.

Que voulez-vous dire ?

LELliiVRE.

Et si ce n'était ce nom de Martin et compagnie. . . .

KAiMBAUT , le regardant.

Eh ! parbleu , je ne me trompe pas I c'est toi , Lelièvre ?

LELIÈVRE, lui serrant la main et l'embrassant. Mon ancien voisin!.... mon cher monsieur Raimbaul !

JOLIVET

Par exemple I et mol qui n'avais pas reconnu le rôtisseur.

i^-Ehik\KE , ai^ec abandon.

Après seize ansi quel moment délicieux! {Regardant le inobilibr. ) C'est-à-dire , délicieux dans un sens . . . 30LIVEX, dun air joyeux.

Comment ! c'est vous , citoyen Lelièvre !

LELiEVRE , effrayé.

Heîra. . . . qu'est-ce qu'il dit doue, celui-là ? veuxtu te taire.

JOLIVET

Dame! vous vouliez toujours qu'on vous appelle comme ça!

LELIEVRE.

Moi. . . . jamais ! M. P\.aimbaut est témoin

RAIMBALT.

Ah çà ! il paraît que nous ne nous tutoyons plus

LELli:VRE.

Cher ami , autres temps , autres mœurs ! Nous avons

traversé z'ensemblc une époque bien dure mais nous

pouvons dire que nous n'avons jamais varié.

RAIMBAUT

Je n'en suis pas plus riche !

LELIEVRE.

C'est ce que je vous dis , vous n'avez pas varié

moi-même, tout n'a pas été roses Vous savez que j'étais rôtisseur. . . j'ai eu le malheur de manger mon fonds. . . mais, je me suis remonté , et je n'entends pas contribuer à

la ruine d'un ancien ami .... Un voisin û donc I . . . .

et s'il faut faire le sacrifice. . . .

RAIMBAUT

Pourquoi donc?..... mes créanciers sont là on

vend t(,ut , je ne veux rien faire perdre à personne et je ne

Vois pas pourquoi , parce que vous êtes un ancien ami

vous ne seriez pas payé comme le^ autres. . . . restez.

LELIEVRE.

Si vous le voulez absolument. . . mais par exemple vous allez voir comme je vais pousser la vente. . . je vais chauf-

fer cela dans voire intérêt d'abord (à part)

et puis un peu dans le mien

viDit.K, en dehors.

M. Lelièvre , oùêtes-vous donc?

LEHEVRE.

Ah I mon dieu ! c'est Tiutendaut de M. le comte

qui vient me chercher.

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