‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 28 sur 270 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les Précédens, KOULTKOF, MlCHEfîNE, JKAN,

plusieurs IJomestiqnes.

Suite de C air.

KOULIKOF

Arrêtez, Arrêtez, il enlève sa femme.

TOUS

Arrêtez, arrêtez, il enlève sa femme.

KOULIKOF

Sur votre sort, sur celui de madame.

Je m'en réfère à monseigneur^ Car il arrive.

POLESKA.

Ah ! quel malheur !

KOULIKOF et LE CHOEUR.

Qu'on arrête le téméraire !

Menez-le devant monseigneur.

D'un maître juste et sévère Il a mérité la rigueur.

POXESKA.

Grand dieu ! que résoudre et que faire ! KNSEHBLE. / Ah ! rien n'égale mon malheur !

D'un maître terrihle et sévère Comment désarmer la rigueur ?

GUSTAVE, à part.

Ah ! pour moi, quel destin prospère !

Je n'ai plus jjeur de monseigneur ; Je revois celle qui m'est chère \ Et je retrouve le bonheur.

KOULiKOF, aux paysans qui emmènent Gusta'ue. Qu'on le conduise clans la cliambre de raonseignenr.., c'est l'ordre de madame la baronne... {arrêtant Polesha) et vous, madame , tout est prêt pour votie départ... on va vous reconduire près de votre père.

POLESkA.

El de quel droit m'éloigner de mon mari ?

KOULIKOF

Votre mari , c'est ce qui vous trompe.

MICHELINE

Eh ! oui, sans doute, réjouissez-vous... il ne l'est plus.

POLESKA.

Qu'est-ce que cela signihe ?

MICHELINE

Que l'arrivée de monseigneur a tout cliangé au cliâteau.

JEAN

Il m'a fait remettre en liberté.

MICHELINE

II m'a fait [u omettre un mari ; ei il vous débarrasse du vôtre. CVst-il gentil?

poLESKA, liù remet'ant un papier.

Ce n'est pas possible.

KOTJLlkOF.

Oh! il n'y a pas h en douter... voici l'acte de séparation signé par Monseigneur... madame la Baronne vous l'envoie.

MICHELINE

El avpc, cela, à ce qu'il paraît... vous voilà comme moi... c'est comme si vous n'aviez jamais été mariée.

KOULIKOF

Absolument la même cliose.

POLESKA.

Grand Dieu'., je ne peux plus l'accompagner... je n'ai plus le droit de le suivre...

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