P0LE?KA
Oui, des muffins... des tosls, des rôties au henrre... je ne prends pas autre cliose.
JEAM.
C'est qu'ici, madame, ça ne se peut pas.
POLESKA.
Comment ! ça ne se peut pas., qu'on en cherche... qu on en trouve... et rappelez-vous que je l'ordonne, cela doit vous suffire.
JEAN
Je ne savons p; s ce que c'eftt.
MICHELINE
Il n'y en a jamais eu dans le pays.
POLESKA.
C'est e'gal.
JEAIV.
Mais, madanie...
VOLESKA.
Je crois qu il ose répliquer.
h. m de Céline.
Sachez que mon ordre suprême Jusqu'à présent fut respecté ; Et jamais mon époux, lui-même, Ne contredit ma volonté. C'est là le partage des dames ; Car, le ciel que l'on doit bénir , Pour commander, créa les femmes, Et les hommes pour obéir.
MICHELINE
Ça c'est assez vrai.
KOVLiKOF, aui s'estlenu à l'écart, s'm>nnçant respeclueusèment.
Si niarlame la Comtesse vent tne permettre... je crois que j'ai chez moi dit tlié.
poLESKA , se retournant du coté de Jean.
Vous voyez donc bien.
KOULIKOF
De pins... et pour continuer votre voyage , j'ai une j?e-. tile voiture^ un kibick qui, dans une domi-lieure, peut vous conduire près de votre auguste époux.
POLESKA.
Près de Gustave... et c'est grâce h toi .. pardon... tont-à- 1 heure, j'ai peut-être été un peu vive... mais...
KOULIKOF
Madame la comtesse daignerait me rendre ma place ?
POLESKA.
Celle-là, OU une autre... j 'examinerai... je verrai ce qu'on peut faire d'un iutendaui réformé.
EJV SEMBLE
Air: yaudeuille des Blouses. Dépéchez-vous... mou dieu ! quelle indolence! Ce déjeuner et surtout ce traîneau.
Mai» allez-douc ! je meurs d'impatience ! De nie trouver enfin dans mon château.
KOUi-iKOF à part.
Dieux ! quelle femme ! elle parle en sultane.
POLESKa.
Au nom du ciel! j'ai hâte de partir... On est si mal, dans sa triste cabane !
JEAN à part.
Si ça pouvait l'empêcher d'y r'veuii-.
rOiESKA.
! Dcp(}chez-vous... mon dieu! quelle indolence! etc.
JEAN et MICUELINE.
Vit-on jamais une telle insolence !
Allez bien vît' lui chercher un traîneau ; Si, d'arriver, elle a d'rimpatience, Ilm'tarde aussi qu'ell'soit dans son château.
KOULIKOF
Je vnis chercher, bien vîte, à l'intendance, Le déjeuner et surtout le traîneau ; Comme un éclair, madame, je m'élance, \ Dans un instant, vous serez au château.
' KoiiUkofy sort par lefondj et Jeanpar la porlea droite.)