‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 7 sur 270 · P0LE?KA · texte numérisé non relu

P0LE?KA

Oui, des muffins... des tosls, des rôties au henrre... je ne prends pas autre cliose.

JEAM.

C'est qu'ici, madame, ça ne se peut pas.

POLESKA.

Comment ! ça ne se peut pas., qu'on en cherche... qu on en trouve... et rappelez-vous que je l'ordonne, cela doit vous suffire.

JEAN

Je ne savons p; s ce que c'eftt.

MICHELINE

Il n'y en a jamais eu dans le pays.

POLESKA.

C'est e'gal.

JEAIV.

Mais, madanie...

VOLESKA.

Je crois qu il ose répliquer.

h. m de Céline.

Sachez que mon ordre suprême Jusqu'à présent fut respecté ; Et jamais mon époux, lui-même, Ne contredit ma volonté. C'est là le partage des dames ; Car, le ciel que l'on doit bénir , Pour commander, créa les femmes, Et les hommes pour obéir.

MICHELINE

Ça c'est assez vrai.

KOVLiKOF, aui s'estlenu à l'écart, s'm>nnçant respeclueusèment.

Si niarlame la Comtesse vent tne permettre... je crois que j'ai chez moi dit tlié.

poLESKA , se retournant du coté de Jean.

Vous voyez donc bien.

KOULIKOF

De pins... et pour continuer votre voyage , j'ai une j?e-. tile voiture^ un kibick qui, dans une domi-lieure, peut vous conduire près de votre auguste époux.

POLESKA.

Près de Gustave... et c'est grâce h toi .. pardon... tont-à- 1 heure, j'ai peut-être été un peu vive... mais...

KOULIKOF

Madame la comtesse daignerait me rendre ma place ?

POLESKA.

Celle-là, OU une autre... j 'examinerai... je verrai ce qu'on peut faire d'un iutendaui réformé.

EJV SEMBLE

Air: yaudeuille des Blouses. Dépéchez-vous... mou dieu ! quelle indolence! Ce déjeuner et surtout ce traîneau.

Mai» allez-douc ! je meurs d'impatience ! De nie trouver enfin dans mon château.

KOUi-iKOF à part.

Dieux ! quelle femme ! elle parle en sultane.

POLESKa.

Au nom du ciel! j'ai hâte de partir... On est si mal, dans sa triste cabane !

JEAN à part.

Si ça pouvait l'empêcher d'y r'veuii-.

rOiESKA.

! Dcp(}chez-vous... mon dieu! quelle indolence! etc.

JEAN et MICUELINE.

Vit-on jamais une telle insolence !

Allez bien vît' lui chercher un traîneau ; Si, d'arriver, elle a d'rimpatience, Ilm'tarde aussi qu'ell'soit dans son château.

KOULIKOF

Je vnis chercher, bien vîte, à l'intendance, Le déjeuner et surtout le traîneau ; Comme un éclair, madame, je m'élance, \ Dans un instant, vous serez au château.

' KoiiUkofy sort par lefondj et Jeanpar la porlea droite.)

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