SCÈNE V
Les Mêmes, M. GAUCHER, LABRICOLE, ANDRÉ, BENOIT, LE Groom, etc.
LE VALET
Hf prise de l air.
Pourquoi crier d'ia sorte ?
Nous v'ià. Qu' youlez-vous donc?...
Pourquoi crier d' la sorte ?
V'ià tout' votie wiaison.
TONT
Arrivez donc, mettez-vous là , et regardez bien mademoiselle...
LABRICOLE.
Ah! c'est notre nouvelle camarade...
TONT, l ■ regaj'dant de trai^ers.
Vot' camnrade... Tiens, cet animal... ali l bien , ou t'en donnera des camarades comme ça... Coclier, un peu plus de respect pour votre maîtresse...
TOUS
Notre maîtresse ! . . .
TONY , à M. Gaucher.
Ouij mon ami... c'est elle!
M. «ACCHER.
La jeune personne qui tricotait... Ali! croyez f[ne nous partageons votre bonheur...
TONY
Du tout , je ne veux pas le partager : je 1 garde et j'entendsqucchacun ici lui obéisse comme àmoi...\oilà ce que c'est que votrecamarade, monsieur le cochei... parce qu'ejle a un petit tablier !... monsieur Gaucher, dites a la femme de charge qu'elle prépare une toilette. . Tout ce qu'il y a de plus beau... des robes de soie... des colliers de cachemire... des schalls de diamans...
Anna.
Des diamansi ah ! Tonv, je n'oserai jamais.
TONT
Laisse donc... je veux que tu aies des diamans gros comme ca ! Sa camarade , ce gros bouffi... (^/l Labricole.^ Eh I vite la voiture pour aller chercher mon beau-père , et mon oncle le pâtissier.
ArcvA.
Vont-ils ctn; clounes !...
TONY
Donn<'-ltii l'adresse,..
AiVNA , h Lahricole^ et le saluant.
C'est tout pr«s (J'Il-I, moubieur... Koiilevart des Italiens, la boutique du paiissier, ti. -j , à côté du marchand de vin. ( Tony lui fait signe quon ne salue pas un dornestir/ue.)
T.ABRICOLE.
Le ruarciiand de vin; je connais ça {Il sort.)
AwnuÉ, atTLvant d un coté.
On demande monsieur à la caisse.
BENOIT, accourant de Vautre.
On attend moiisieur ponr les sii,'^natiae.s...
TOKY.
Allons, je n'y jDensais j lis... l, 'est le jourdes comptes... raonsieur (iancher, rien n'e.-.t changé... pour 1h dîner... {Bas.) Ah! cependant (ju'il n'en paraisse pas! {Haut.) Je vous donne à tons mie année «le gages pour boire à la sanié de ma femme... (Embrassant Anna.^ Adieu... adieu, ma petite Anna !... {Il sort.) TOUS le suivant-
Vive niadame Pé;crson I (Ils sortent)