SCÈNE YI
ANNA, seule.
Je n'en reviens pris! quel changement... Je n'ose pas bouger (ie ma [ lace. . . j'ai peur de me réveiller et que lont cela ne s'en aille comme c'est venn... ça serait dommage, car c'est bit:n gentil... (Elle se frotte les yeux. ) Air : V^oila trois ans nu en es village, (de Léocadie.)
Je vais enfin être sa femme !
Ah ! pour mon cœur quel doux moment 1 Grâce à lui , j'vjiis d'venir grand' dame ; Je crains d'êti' gauche eu commençant.
Dans un salon i! faut que j' hriile ; Il faut pailer , chanter, danser ; Mais quand on est jeune et gentille , Cela vient sans v penser.
Oui , sans y penser.
J'aurai des job's comme une princesse, J'aurai des hijoux , des diamaus ;
Mais , pour partager not' rlcliesse , Faudrait deux ou trois p'tits enfans.
Mais si nous n'avions pas d'famille , A c'bonheur, s'il fallait r'noacer...
Mais on dit qu' lorsqu'on est gentille , Cela vient sans y penser,