‹ La lune de mielChapitre 13 sur 15 · II · texte numérisé non relu

II

66 riKciTs KT soi;vi:mrs.

sans l)ag«ages... sans cigares ! car il ne m'en restait pas lin seul, cl je n'ai pas fume depuis hier.

— Est-ce possible! s'écria Julien, lié bien, à la J>onnc heure! mademoiselle Blanche peut vous dédommager.

— En elTet, dit la jeune fille, qui compriU'intention du pilolin, mon père a toujours là sa boîte à cigarettes...

— Donnez, donnez, interrompit Julien, il faut que M. Achille nous dise son avis sur le tabac du Levant que j'ai apporté. Vous connaissez le tabac du Levant ?

— Autrefois je n'en fumais jamais d'autre.

— Voyez comme ça se trouve! je puis vous le garantir, celui-là; je l'ai acheté à Constantinople, dans la boutique d'un Turc qui était laid comme un Juif... Du reste, vous allez juger.

Blanche alla chercher sur la cheminée un petit coffret en palissandre incrusté qui renfermait tout l'attirail nécessaire à un fumeur. M. Achille y prit délicatement une cigarelle, la fiaira, la passa sur sa langue avec la sensualité réfléchie d'un connaisseur, puis fit de la tête un mouvement approbatif.

Pendant ce temps, Julien avait parlé bas à la jeune fille ; elle alla au buffet et en revint avec un verre et un carafon posé sur un plateau d'argent. Elle plaça le tout devant le cousin.

Celui-ci, qui venait d'allumer la cigarette, et qui, la tête renversée et les yeux à demi fermés, en savou-

rait le premier parfum, s'interrompit pourtant pour remercier.

Julien regarda le plateau.

— Dieu me pardonne ! c'est du kirsch, s*écria-t-il ; mademoiselle Blanche a deviné que vous aimiez le kirsch, monsieur Achille; voilà de la sympathie, par exemple?

— Je suis véritablement confus ! reprit le cousin qui, malgré sa confusion, laissa remplir le petit verre jusqu'aux bords, et le vida à moitié. Cependant, au moment de replacer la cigarette entre ses lèvres, il parut se raviser, et témoigna la crainte d'incommoder sa cousine. Julien, qui voulait le retenir, appuya la faible dénégation de la jeune fille, en affirmant que le tabac du Levant pouvait être considéré comme un parfum. M. Achille ne demandait pas mieux que de se laisser persuader; il déclara que, dans ce cas, sa jolie cousine ne refuserait pas de s'asseoir près de lui, et il avança une chaise. Blanche, tremblante, hésitait; mais le pilotin lui fit observer tout bas qu'un homme n'était jamais plus facile à attendrir que lorsqu'il fumait des cigarettes et buvait du kirsch. Elle fit donc un effort et s'assit à la place indiquée.

— Sur mon honneur, reprit M. Achille, je ne m'attendais pas à un aussi aimable accueil ; et j'en suis d'autant plus reconnaissant, que Ton a dû vous inspirer des préventions contre moi.

— Qui vous le fait penser? demanda timidement la jeune fille.

os RKCITS ET SOUVENIRS.

— C'est inévitable ; la famille m'a toujours traite' de mauvais sujet.

— Bail! les familles! observa Julien élourdimenf, on n'a pas déplus grands ennemis!

— Puis, reprit M. Acliille, j'arrive ici avec des pr(!'tenlions... que vous connaissez sans doute?

— Il est vrai.

— Kl cela ne vous a pas éloignée de moi ?

— D'abord, mais, ensuite, j'iii repris courage; j'ai pensé que vous ne pouviez vouloir la perte de mon père.

— Sa perte? fi donc! je ne veux jamais de choses inutiles.

— C'est clair ! s'écria Julien, ce serait inutile !

— Je me suis dit, continua Blanche, que si, de loin, vous aviez formé des projets de vengeance, de près vous hésiteriez peut-être, et que les torts du père pourraient être rachetés par les prières de la fille.

— Ils le seront, mademoiselle Blanche, ils le seront, dit Julien, qui ne quitlaitpas le cousin des yeux, quand M. Achille apprendra que votre avenir en dépend....

— L'avenir de ma charmante cousine !

— Et celui de mon père, reprit Blanche ; il vivait si heureux avant votre arrivée. Entouré de notre affection, de la reconnaissance des malheureux, de l'estime de tous !

— Au fait, ce doit être une existence charmante, dit le cousin.

— Ne la lui enlevez pas, monsieur, continua la

jeiin-e fiilc; ne vous armez du passe contre le présent. Soyez généreux pour mon père ; faites -lui des conditions qu'il puisse accepter, qui ne le forcent point à l'abandon de toutes ses habitudes et de toutes ses joies; je vous le demande à mains jointes, comme on demande à Dieu.

La jeune fille s'était enhardie à force d'émotion; elle avait levé la tête, et, le front couvert de rougeur, les lèvres tremblantes, le sein palpitant, elle tendait les mains à son cousin. Celui-ci ne put retenir un mouvement d'admiration.

— Il est attendri! s'écria le pilotin, qui, à travers ses larmes, croyait voir tous les yeux humides.

— Moi ! reprit M. Achille.

— Oh! ne cherchez pas à le nier! il n'y a pas de honte! Est-ce que je ne suis pas près de pleurer moi-

même? Et mademoiselle Blanche donc! regardez

com-me elle est tremblante.

Il s'approcha du cousin et lui prit la main :

— Voyons, ajouta-t-il plus bas, un bon mouvement, monsieur Achille ; vous n'auriez pas le cœur de désespérer une si jolie cousine? Une cousine, ajouta t-il en souriant au milieu de ses larmes, qui vous a donné du kirsch, des cigarettes de Gonstantinople, et qui vous aimerait tant si vous vouliez. "

— Tu crois ? demanda le créole pensif.

— Elle vous adorerait.

Le cousin regarda la jeune fille.

70 IIKCITS KT SOUVENIKS.

— Allons, c/cst convenu, reprit le pilolin; vous serez bon enfant, vous ne placerez pas M. de La Koche entre sa ruine ou son déshonneur.

— Non, dit M. Achille en se levant, vous m'avez fait venir une autre idée. Je veux prouver à ma cousine combien je désire lui plaire.

— Que dites-vous?

— Tout s'arrangera à l'amiable.

— Il se pourrait 1

— Je vais voir de La Roche pour cela.

Blanche poussa une exclamation de joie, voulut remercier, et ne put que pleurer. Julien saisit la main du cousin :

—J'ai dit que vous étiez un gueux, s'écria-t-il ; je me rétracte, je me rétracte, entendez-vous?

— C'est bon, interrompit M. Achille; où est de La Roche ?

La jeune fille dit qu'elle allait le conduire au cabinet de son père, et Julien, après les avoir vus sortir, descendit, en courant, vers la grève pour avertir Henri, qui devait arriver dans ce moment.

M. de La Roche était assis à son bureau et achevait des comptes sur un papier couvert de ratures. A la

vue de l'étranger, que Blanche avait introduit, il pâlit légèrement et se leva.

— Pardon, mon père, balbutia la jeune fille, mais mon cousin désirerait vous parler...

— J'allais faire demander monsieur, répondit froidement l'armateur.

— Alors tout est pour le mieux, dit M. Achille en regardant autour de lui avec son air d'aisance habituel.

Sur un signe de son père. Blanche se retira.

Les deux parents s'assirent vis-à-vis l'un de Tautre. M. de La Roche demeura quelques instants immobile et en silence, un bras appuyé sur son bureau; il semblait parcourir du regard le papier dont nous avons parlé. Il le prit enfin, et dit, sans lever les yeux sur son interlocuteur :

— Je n'ai point à revenir sur le passé, monsieur. Vous savez ce qu'il a été et qui de nous a le plus droit de s'en plaindre; mais les faits accomplis doivent se subir, non se discuter. J'ai réfléchi à notre entretien d'hier et aux menaces que vous m'avez faites. Quel que puisse être le résultat d'un débat public entre nous, je désire l'éviter pour ma fille et pour moi-même. Si doncj'ai voulu vous parler, c'est pour tout terminer sans éclat.

— Vous allez au devant de mon intention, dit le 'cousin en continuant à se balancer sur sa chaise ; je venais également pour tout arranger.

72 II K cil s F:T sou V EMUS.

M. de La Uoclie rcpril :

— En arrivant ici hier, vous m'avez jjrojjosé un mareiié: Téeliange d'une lettre qui pouvait me compromettre contre une partie de ce que je possède.

— En efl'ct; mais vous avez trouvé que j'estimais vos autographes trop cher.

— J'ai changé d'avis. Voici le relevé exact de ma fortune, monsieur. Si vous y jetez les yeux, vous verrez qu'elle consiste principalement en marchandise.-, en créances et en fonds engagés dans des armements, valeurs auxquelles je ne saurais toucher, et dont vous ne pourriez vous accommoder vous-même. Reste donc mon habitation de l'île Maurice, que vous connaissez.

— Lq. Peiite-Guinée?

— Elle vaut à peu près la somme que vous réclamez de moi; je suis prêt à vous en signer l'abandon.

Le cousin dressa la tète d'un air étonné.

— Quoi! une plantation qui a toujours appartenu aux de La Roche de père en fils, dit-il, la livrer ainsi!

— Il le faut.

— Du tout, je ne le souffrirai pas. Cela dérangerait d'ailleurs mes projets.

: — Ne m'avez- vous point dit que vous vouliez quitter la France?

— C'était mon intention hier; je songeais à reprendre ma vie aventureuse ; mais depuis, j'ai fait comme vous, j'ai changé d'avis.

— Se peut-il ?

— Oui, mon bon ; la vue du bonheur dont vous jouissez ici m'a séduit, et je me sens tourner au Berquin.

M. de La Roche fit un geste d'impatience.

— Je ne raille, pardicu! pas, reprit le cousin; ce que je vous dis est la vérité. J'ignorais les charmes d'une existence tranquille, laborieuse, rangée. Parce que c'est honnête, on croit que c'est bête; mais j'ai reconnu que c'était un préjugé. Il faut essayer de la vertu, comme de tout le reste; c'est le seul moyen de savoir ce qui nous convient. Il arrive un âge d'ailleurs où l'on doit adopter les régimes adoucissants ; c'est le moment de devenir père de famille, capitaine de la garde nationale, membre du conseil d'arrondissement. J'en suis arrivé là, et, par hygiène, je veux revenir à la morale.

— Enfin, monsieur? demanda l'armateur impatienté de ce persiflage dont il ne comprenait point le but.

— Enfin, mon cher, reprit M. Achille, je pense sérieusement à changer de manière de vivre, et pour cela je veux, entre nous, une réconciliation.

— Que dites-vous?

— Mais une réconciliation complète. Il faut que les souvenirs du passé s'éteignent dans la communauté des intérêts pour l'avenir. Je veux, en un mot, cesser d'être votre ennemi pour devenir...

Il s'arrêta.

— Achevez, dit M. de La Roche, qui craignait de comprendre.

74 hkcits kt souvenirs.

— Pour devenir votre gendre.

L'armateur le regarda fixement.

— Ceci n'est point sérieux? demanda-t-il en s'efTorçant de conserver du calme à sa voix.

— Très-sérieux, au contraire, répondit le cousin; ce serait terminer la guerre à la manière des têtes couronnées.

— Et vous avez pensé que je pourrais consentir?

— Par la raison que vous ne pouvez refuser ; c'est le seul moyen de m'imposer silence.

— Misérable ! s'écria M. de La Roche en se levant.

— Allons, vous vous emportez toujours, dit le cousin, qui resta assis.

L'armateur s'approcha, les yeux étincelants.

— Et vous n'avez pas peur de me pousser à bout? demanda-t~il d'une voix étranglée par la colère ; vous ne craignez pas que le désespoir me porte à quelque violence ?

— Encore? dit M. Achille d'un ton ironique.

Ce mot fut comme un coup frappé au cœur de M. de La Roche ; il recula en poussant un cri sourd et se couvrit le visage de ses deux mains.

— Que diable ! mon cher, ça peut se faire une fois, continua le cousin d'un accent railleur, mais on ne recommence point.

Le père de Blanche fit un effort suprême pour redevenir maître de lui.

—Écoutez-moi, monsieur, dit-il d'un ton entrecoupé,

ce que vous demandiez hier, vous l'aurez. Je ne discuterai pas le prix que vous mettez à cette lettre, je me dépouillerai s'il le faut; mais un pareil mariage... vous comprenez que c'est impossible, impossible ! M. Achille se leva.

— Je le regarde, au contraire, comme indispensable, dit-il tranquillement.

Et comme il vit le geste de M. de La Roche, il ajouta :

— Vous réfléchirez, du reste, mon cher, et, à défaut d'autre raison, l'intérêt de votre fille vous décidera ; car votre réputation est la sienne; l'éclat qui vous perdrait la perdrait également. Il n'y a aucun moyen de sortir de là.

L'armateur tressaillit et releva subitement la tête ; une sombre résolution venaitd'illuminer tous ses traits.

— Vous vous trompez, dit-il d'un accent bref ; iJ est un moyen...

— Lequel ?

— Moi seul je vous rends fort contre ma fille ; vous espérez qu'elle se sacrifiera pour racheter mon passé?... Mais si je n'étais point là, elle serait à l'abri de vos poursuites, vous n'auriez pas de prise ni sur sa fortune ni sur son bonheur; car, n'ayant plus à me sauver, elle n'aurait plus à vous craindre?

— Sans doute ; mais que signifie ?...

— Vous l'apprendrez bientôt, dit M. de La Roche, qui s'avança vers la porte.

76 HÉCITS ET SOUVEMRS.

— llappelcz-vous que je ne puis vous donner que jusqu'à ce soir, fit observer le cousin en le suivant.

— Je ne vous demande que deux heures.

— Deux heures, soit. Jiéfléchissez comme vous l'avez fait hier, et vous reviendrez à ma proposition.

L'armateur ouvrit la porte sans répondre, et M. Acliille sortit.

En arrivant au perron, il aperçut Blanche qui descendait la grande allée du jardin. Il prit la même direction et la rejoignit sous les charmilles.

La jeune fille s'informa avec empressement du résultat de l'entrevue. Il lui répondit que M. de La Roche avait demandé quelques heures pour se consulter, mais que tout s'arrangerait.

Lui-même le pensait sincèrement. Enhardi par la facilité qu'avait mise son cousin à accepter ses propositions de la veille, il ne doutait pas que la réflexion ne l'amenât à accepter également celle qu'il venait de lui faire. Il n'avait vu dans les paroles de ce dernier en le quittant que Texpression d'une colère qui menace afin de voiler son impuissance.

Son nouveau projet lui souriait trop, d'ailleurs, pour qu'il ne le crût pas facile; car cette nature vivace avait conservé, malgré tous ses excès, les désirs qui enflamment et fascinent. La beauté de Blanche, sa timidité virginale, l'atmosphère d'ordre et de pureté qui l'entourait, avaient agi sur lui comme ces tièdes températures des soirs d'été qui, tout en accélérant

chez nous les mouvements de la vie, les rendent plus réguliers et plus faciles. La légèreté cynique de ses aveux à M. de La Roche notait rien à leur sincérité. En disant qu'il voulait essayer la morale, il avait traduit, sous la forme la plus nette et la plus vraie, ce désir de sensations nouvelles qui était l'inspiration de sa vie entière.

Blanche avait en outre, pour lui, ce charme particulier et bien connu des êtres qui touchent à l'adolescence pour les êtres déjà vieillis et blasés. Plus complète d'esprit et de beauté, elle l'eût moins ravi. Ce qu'il aimait en elle, c'était ce qui était le plus loin de lui, la jeunesse et la pureté.

Cependant les raisons qui rendaient Blanche aimable à ses yeux agissaient en sens contraire aux yeux de Blanche, qui éprouvait près de lui une instinctive répugnance. Mais il ne s'en aperçut pas; il mit cette réserve de la jeune fille sur le compte de son inexpérience, de sa timidité, et, loin d'en être abattu, il y trouva une sorte d'excitation. Encouragé par son propre enivrement, il devint même insensiblement plus expansif, et finit par avouer le projet d'arrangement qu'il venait de proposer à M. de La Roche.

La jeune fille se leva avec un cri de saisissement! Au même instant la voix de Julien se fit entendre appelant : Mademoiselle Blanche ; et lui-même se précipita sous le berceau, pâle et haletant.

— Que veux-lu? Qu'y a-l-il? demanda brusqueiiicril Je cousin contrario d'ôlrc interrompu.

— Je n'en sais rien, répliqua le pilotin agité; mais tout à l'heure, en revenant de la grève, j'ai voulu remettre à M. de La Roche des lettres qui venaient d'arriver; je suis entré, et je l'ai trouvé qui écrivait à son bureau d'un air égaré.

— Mon père?

— A ma vue il s'est levé vivement ; je lui ai remis les lettres, et il est entré dans sa chambre à coucher, moins pour les lire, à ce qu'il m'a semblé, que pour me cacher son trouble.

— Et il ne vous a rien dit?

— Rien; mais j'ai aperçu sur son bureau, près du papier qu'il avait écrit, sa boîte de pistolets ouverte.

— Dieu !

— Ne craignez rien, je l'ai enlevée ; la voici.

— Des armes ! répéta M. Achille étonné ; serait-ce l'explication de ses paroles de tout à l'heure ?

— Quelles paroles?

— Quand je lui ai proposé de transiger en épousant ma charmante cousine...

— Vous ! interrompit Julien d'un air stupéfait.

— il m'a répondu, continua M. Achille, que lui seul rendait cette transaction nécessaire ; que, s'il n'était plus là, sa iille se retrouverait libre.

— Ah ! je devine, s'écria le pilotin ; il a eu peur que

mademoiselle Blanche ne consentît au sacrifice, et il a voulu le prévenir par le sien.

— Il serait capable d'une telle folie ?

— Courez, mademoiselle, occupez-le, retenez-le, ne le quittez pas !...

La jeune fille n'entendait plus. Au premier mot du pilolin, elle s'était élancée vers la maison. Le cousin fit un mouvement pour la suivre, en déclarant qu'il voulait également parler à M. de La Roche. Julien l'arrêta.

— Un moment, dit-il vivement, nous avons d'abord à causer.

— Plus tard.

— Non, sur-le-champ. Vous venez de parler de mariage, et j'ai enfin compris ce que c'était que l'arrangement à l'amiable dont vous nous aviez flattés.

— Cela prouve en faveur de ton intelligence.

'— Peut-être ; mais ça prouve aussi que vous ignorez l'empêchement qui s'oppose à votre projet.

— Et quel est-il ?

— L'inclination de mademoiselle Blanche pour M. Henri.

— Ce jeune officier que j'ai vu à bord du Triton ? -— Lui-même.

Le cousin ne put se défendre d'un mouvement de dépit. La révélation de Julien venait se jeter à travers ses espérances, au moment même de leur exaltation, et lui opposait un obstacle complètement inattendu ;

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