SCENE IX
LES PRÉCÉDENTS, moins DUPISTIL.
MADAME VERBESEC, prenant le bras d'Albert.
Eh bien ! partons ; et puisque Hélène s'obstine à ses papillons noirs, qu'elle garde la maison.
HÉLÈNE, à part.
A-t-il seulement l'air de s'apercevoir de ma tristesse ?
ALBERT
Y pensez-vous, chère maman? Vous alliez sortir comme cela, tête nue, épaules découvertes ? Mais on n'est pas plus déraisonnable. On fait la vaillante, et Ton attrape un rhume, une bronchite, une pleurésie, peut-être !
Ah ! oui, la lune rousse ?... je l'oubliais.
8o LA LUNE ROUSSE.
ALBERT^ prenant le burnous et la capeline d*Hélène.
Mettez bien vite ce burnous sur yos épaules, et cette capeline sur votre tête. — A la bonne heure. — Votre bras, maintenant.
HÉLÈNE, à part.
Il me déshabille pour habiller ma mère ! Ah ! c'est
trop fort à la fin ! (Haut, saisissant le bras d* Albert.) Albert,
demeurez un instant, je le veux ! Il faut absolument que je vous parle.
ALBERT
Prenez les devants, chère maman, je vous rejoins bientôt.
MADAME VERBESEC.
Je vais, en passant, jeter un coup d'oeil à la dépense;
je vous y attendrai. (Elle sort par le fond & gauche.)