‹ La lutherie et les luthiersChapitre 106 sur 196 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

liquidation des dettes et à la revision des comptes des corporations des marchands et communautés d'arts et métiers de la ville de Paris. La communauté des maîtres luthiers fut soumise, comme les autres, à cette mesure administrative.

Un membre de la corporation fut nommé chaque année juré comptable, il rendait ses comptes aux deux commissaires royaux affectés spécialement aux feseurs d'instruments.

L'histoire de la lutherie française aux xvii® et xviii'' siècles subsistait tout entière dans les comptes de la corporation depuis 1699 jusqu'en 1776. Malheureusement on ne les a pas retrouvés, sauf cependant ceux de 1744 à 1776 S dont les procès-verbaux ont été conservés. J'en extrais les renseignements qui suivent :

La corporation se composait de quatre branches bien distinctes : 1° les luthiers feseurs d'instruments à cordes pincées ou à archet; 2° les feseurs d'instruments à vent; 3° les facteurs d'orgues; 4° les facteurs de clavecins.

Il fallait payer 5oo livres pour être admis à la maîtrise, après avoir fait l'apprentissage et subi l'examen exigé; les fils de maîtres ne pa3^aient que 200 livres. A cette source de revenus s'ajoutait le montant des amendes perçues sur les délinquants : aucun marchand ne pouvait vendre d'instruments de musique, s'il n'était reçu maître juré; la contravention entraînait la saisie des instruments mis en vente. C'est ainsi

Page 1