‹ La lutherie et les luthiersChapitre 107 sur 196 · I. Arch. nat. de Paris, section judiciaire, cote V · texte numérisé non relu

I. Arch. nat. de Paris, section judiciaire, cote V

,p6 LA LUTHERIE FRANÇAISE.

que nous voyons figurer dans les comptes de 1749 un article de 99 livres 4 sols (3 deniers pour les seuls frais de saisie.

Le 22 novembre de chaque année, Jour de la Sainte-Cécile, la corporation faisait chanter, à ses frais, une messe dans l'église du monastère Sainte- Croix-de-la-Bretonnerie et, dans les occasions solennelles, un Te Deiim.

Parmi les dépenses de 1753 figure de ce chef une somme de 164 livres.

Le revenu net de la corporation, résultant des comptes de 1744 à 1776, ne s'élève pas en mo3^enne à plus de 600 livres par an, jusqu'en 1752; à partir de cette époque jusqu'en 1776, la mo3'enne constante dépasse 2,000 livres.

On voit donc que, pendant le xviii*' siècle, les luthiers parisiens avaient une certaine importance, deux des leurs étaient même attachés spécialement au service du roi et jouissaient des privilèges des officiers commensaux ^

Les spécimens d'instruments français à archet des xvi® et xvii® siècles sont tellement rares aujourd'hui, qu'il est très difficile de se prononcer sur leur valeur en parfaite connaissance de cause.

Les Nicolas et Jacques Renault, Dumesnil, Des-

I. « Marchans et artisans que le Roy veut estre compris dans le présent estât pour jouïr du privilège des commensaux : deux feseurs de cors et trompes, deux feseurs

d'instrumens de musique... »

(Extrait de l'Estat général du nombre des officiers dont le roy veut et 07-donne que sa maison soit composée. Paris, 1674. Bibl. nat., LF g-S.)

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