‹ La lutherie et les luthiersChapitre 143 sur 196 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

un de ceux qui se montrèrent les plus terribles contre les accuses. Aux Jacobins, il soutenait à coups de bâton les maximes les plus terroristes et eut un jour une rixe avec Camille Desmoulins, qu'il voulut assommer.

« Il disait avant une audience, en parlant des accusés : « Ah ! ce sont des b... qui vont être bien tra- (i vailles! »

Un jour, un tout jeune homme, M. de Saint- Pern fils, est condamné à mort et exécuté; il avait comparu devant le tribunal par suite d'une erreur; son père était accusé et non pas lui. Léopold Renaudin était un des jurés qui avaient concouru à la condamnation. Lors de son jugement, il niait avoir siégé dans cette affaire ; mais la sœur de M. de Saint-Pern, citée comme témoin devant le tribunal, déposa ainsi :

« Je me rappelle son nom, parce que mon mari, qui périt en même temps que mon frère, me remit en allant au supplice ses cheveux, enveloppés dans un papier qui contenait la liste de ses assassins. »

Cette liste est remise à l'accusateur public, il en donne lecture : le nom de Renaudin s'y trouve inscrit, toute dénégation est impossible!

Léopold Renaudin, condamné à mort avec quinze de ses complices, en tête desquels figurait le trop fameux Fouquier-Tinville, fut exécuté avec eux le lendemain, 18 floréal an III (jeudi 7 mai 1793).

Renault. — Plusieurs luthiers ont porté ce nom : le plus ancien, Nicolas, aurait été élève d'un nommé

Tywersus, de Nancy, qui vivait dans le courant du xvi^ siècle. On prétend même qu'il aida André Amati à terminer les instruments que ce dernier vint, dit-on, livrer lui-même à la chapelle de Charles IX, à Paris, vers i566.

On cite ensuite Jacques Renault, qui travailla à Paris dans la première moitié du xvii' siècle; nous n'avons pu découvrir sur lui aucun renseignement positif.

Il existe au musée du Conservatoire de Paris un cistre curieux portant la marque de S.-B. Renault, sans date (n° 190 du catalogue).

Renault et Châtelain. — A Paris, dans le commencement du xviii^ siècle.

A la renommée, rue de Braque, au Alaraisj Renault et Châtelain.

Luthiers^ font et vendent . louent^

achètent et raccommodent toutes

sortes d instruments de musique, etc.

à Pans.

Reynaud (Axlreas). — A Tarascon.

Andréas Reynaud^ olim canonicus Tarascone in gallo provincia, ij66.

Copie d'une étiquette manuscrite authentique, longueur, 0^,06; largeur, 0^^,150.

Richard (Robert). — Maître-juré comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d'instruments de la ville de Paris pour l'année 1756.

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