CHAPITRE V
RoL. — Il existe de ce luthier, au musée du Conservatoire de Paris, une grande pochette avec l'étiquette :
17^3. Cour Saint- Denis de la Chartre.
(N° 64 du catalogue.)
RopiQUET. — Luthier amateur à Paris, qui a construit quelques violons vers 181 5 et les a signés de son nom. Une fille de Ropiquet était danseuse à l'Opéra. Lui-même était musicien à l'orchestre.
RozE. — Travaillait à Orléans.
Roie. rue Sainte-Catherine, à Orléans, près le Alartroy^ i-7^7.
Étiquette imprimée en lettres romaines, entourée d'une vignette à étoiles. Relevée dans un violon de bonne facture, vernis Jaune. Les £f bien dessinées, très ouvertes dans le milieu, a3^ant beaucoup d'analogie avec celles du père Nicolas de Mirecourt.
RozET. — « Le sieur Rozet est renommé pour les instruments de musique de la garde-robe du roi, il demeure rue Neuve-Saint-Eustache. » (Tiré du Livre commode de Du Pradel, année 1691.)
Ruelle (Pierre). — Maître-juré comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d'instruments de la ville de Paris pour l'année 1764.
Sacquin. — Luthier estimé, qui demeurait à Paris, rue Beauregard, de i83o environ à 1860.
Il a fait de bons violons, mais surtout des contrebasses. Son étiquette porte :
Sacquin^ luthier^
rue Beauregard, i-f.
à Paris. i8^..
Saint-Paul. — Fétis, dans sa Biographie des musiciens^ indique à ce nom un luthier de Paris vivant vers 1G40. Nous ne connaissons de lui rien autre que cette mention.
Deux autres luthiers de ce nom travaillèrent à Paris dans le courant du xviii siècle :
jo piQ^yc Saint-Paul. Ses instruments portent l'étiquette suivante :
pierre Saint-Paul^ rue de la Comédie- Françoise. Paris ^ 17-it'
Nous avons relevé cette étiquette dans une de ses basses. Lutherie très ordinaire, vernis jaune grisâtre.
2° Antoine Saint-Paul, qui fut maître-juré comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d'instruments de la ville de Paris pour l'année 1768. Nous avons trouvé l'étiquette suivante de lui dans un pardessus de viole vernis jaune, tête sculptée :
Antonius Saint-Paul, propè Coniœdiatn Gallicanij Lutetiœj anno ijj'i-.
Cela est imprimé dans le cartel de Louis Guersan, dont il fut le successeur.