CHAPITRE V. • 27 j
Sajot. — A Paris.
Petite étiquette manuscrite :
Sajot ^ à
Salle. — Très habile ouvrier pour la re'paration des anciens instruments, qui a travaillé à Paris de 1S25 environ à i85o. Il n'a pas fait d'instruments neufs. Salle était connu pour ses connaissances sérieuses dans la lutherie ancienne. Lorsque des discussions s'élevaient entre amateurs et luthiers, et même entre luthiers, on prenait souvent pour arbitre le père Salle, et on s'en rapportait volontiers à ses décisions.
Salomon (Jean-Baptiste Deshayes-), — Contemporain de Louis Guersan. Il fut maître-juré comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d'instruments de la ville de Paris pour l'année lyijo.
Salomon a fait quelques belles basses ; mais le vernis en est dur, la sonorité de l'instrument commune.
Il est mort avant 1772, car, à cette époque, Namy (voir ce nom) travaillait chez sa veuve qui avait continué le commerce de la lutherie, et dont le magasin était encore, en 17S8, quai de la Mégisserie. Étiquette lithographiée en grosse écriture, demi-anglaise; sur le coin droit est dessinée une sainte Cécile assise jouant avec une sorte de guitare.
Salomon^ luthier, à S^'^-Cécile^ place de l'Ecole, à Paris. 17^ t.
Il y a de lui, au musée du Conservatoire de Paris, une viole d'amour (n° 96 du catalogue.)
Il y avait à Reims un luthier du même nom, en 1747, dont nous avons eu l'occasion de voir une étiquette.
Saunier. — Luthier lorrain qui vint s'établir à Paris vers 1770. On connaît de lui des violons estimés, mais il a surtout fait des guitares.
On dit qu'il fut le maître de F.-L. Pique.
Saunier. — A Bordeaux.
Petite étiquette manuscrite :
Saunier^ à Bordeaux.
Savart (Félix). — Né à Mézières en 1791, mort à Paris en 1841. Savant physicien, qui se voua surtout aux travaux d'acoustique, etc.
ScHWARTZ. — Nom patronymique d'une famille de luthiers français établis à Strasbourg :
Bernard Schwartz, mort en 1822.
11 eut deux fils :
Georges-Frédéric Schvi^artz, né à Strasbourg, le 7 avril 1785, mort le 29 décembre 1849 ;
Théophile-Guillaume Schwartz, né à Strasbourg, le i3 octobre 1787, mort le 29 juillet 1861.
Les deux frères furent élèves de leur père, et à sa mort prirent ensemble la suite des affaires sous la raison sociale : u Frères Schwartz ».
L'aîné, Georges-Frédéric, se livra surtout à la fabrication des archets (voir ce nom au chapitre vi), et le plus jeune, Théophile-Guillaume, s'occupait plus spé-