CHAPITRE H
Les noms des auteurs les plus connus de cette
époque sont :
PiETRO Dardelli Mantoue vers i5oo.
DUIFFOPRUGCAR Maiitouc — i5i5.
Venturi Linarolli Venise — i52o.
.1. Kerlino Brescia - i^o-
Pemgnino Zanetto Brescia — i540.
MoRGATO Morella Mantouc - i53o.
Tous ont principalement construit des violes, et c'est seulement vers le milieu du xvf siècle que nous entrons d'une manière un peu certaine dans l'histou-e
de Tart du luthier.
Deux villes se partagent, à cette époque, le mérite des premiers essais sérieux faits pour amener le violon et ses dérivés à la perfection actuelle.
,0 Brescia où Gaspard daSalo, de 1640 à i56o environ, paraît avoir eu une influence incontestable sur la transformation de l'ancienne forme des violes devant conduire à celle du violon, et Jean-Paul Maggini, venu un peu plus tard, et dont les instrumems ont encore aujourd'hui une réputation méritée.
.0 Crémone, la véritable patrie de cette splendide lutherie italienne qui, après bientôt trois siècles d'existence, fait encore l'admiration de tous ceux qui s intéressent à cet art charmant.
Andréa Amati fut le premier qui, à Crémone, vers i56o, commença à construire le violon dans sa perfection de forme générale. Depuis lui, les progrès furent constants : Nicolas Amati, son petit-fils, fut le maître d'Antonio Stradivari et d'Andréa Guarmeri -, deux noms qui résument toutes les gloires de Crémone.
y. LA LUTHERIE ITALIENNE.
Vinrent ensuite : Joseph Guarnerius del Jesù, les Bergonzi, à Crémone; Gobetti, Pierre Guarnerius, Montagnana, Saint-Séraphin, à Venise; David Tech- 1er, à Rome; les Ruger, à Crémone et à Brescia, et tant d'autres artistes habiles, dont les instruments sont, pour la plupart, des chefs-d'œuvre de travail et d'élégance.
La connaissance approfondie de l'ancienne lutherie italienne ne peut s'acquérir que par une longue pratique, et il faut avoir l'occasion fréquente d'examiner les instruments des différents maîtres, pour obtenir la sûreté de coup d'œil indispensable à un jugement offrant quelque garantie de certitude contre les difficultés de tout genre qui assiègent l'amateur.
Il est cependant certains traits généraux dont on peut assez facilement acquérir l'expérience par la pratique; par exemple, la connaissance des types principaux de format du patron et des,^^.
Je diviserais volontiers ces types en trois catégories faisant souche :
i" Brescia, représentée par Jean PaulMaggini avec ses coins camards d'un contour particulier, ses J^ absolument naïves, ses doubles filets et ses voûtes
2° Crémone, avec les Amati conduisant à Stradivari qui atteint la perfection du genre (pi. ii, iir, iv^, et enfin :
3° Joseph Guarnerius del Jesù, le plus original de tous les luthiers italiens (pi. v).
Assurément, chaque maître des autres villes d'Italie possède son aspect particulier dans le dessin des con-
Pi.. 111.
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Antônîus StraJîùarîuJ CrenionenfTs Faciebac Anno 17/^