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stegomyas pour la plupart; on ne saurait trop s’attacher à leur disparition dans une ville d'Afrique du Nord où la fièvre jaune, si jamais elle y était importée, trouverait immédiatement des milliers de vecteurs. Destruction des larves.
1° La délarvisation biologique par gambusias hollbrocki, depuis l'introduction en 1929 de ce poisson par le Docteur Gobert alors Directeur de l’'Hygiène, a pris une extension considérable. Partout où leur élevage est possible, une grande quantité de gambusias opère une délarvisation peu coûteuse et particulièrement efficace. L’oued Glat en est un exemple entre autres.
2° La délarvisation chimique est méthodiquement organisée ; pétrolage (par gasoil) et verdisation pour toutes les flaques et les mares dont l’étendue ne constitue pas un obstacle. Sur quelques petits lacs un bateau à fond plat, motorisé, a permis l’'épandage de ces toxiques sur toute leur surface.
Le paraffinage des eaux de puits, de citernes, etc. servant à l'alimentation est régulièrement assuré.
Ces mesures sont pratiquées dès les premiers jours d'avril et entretenues jusqu’au début de décembre, c’està-dire pendant toute la période favorable à la ponte.
Tous les frais sont supportés par le Service d'Hygiène.
3° Les petits travaux hydrauliques sont exécutés gràce à des avances en régie ou des crédits portés sur le budget régional. Signalés par l'intéressé soit au Service d'Hygiène, soit à la Municipalité, par l’intermédiaire du médecin de colonisation le plus souvent, ils sont soumis la plupart du temps à la Commission d’Assai-
nissement locale, qui en approuve l'exécution.
Démoustication et protection mécanique. — La démoustication n’a pas été négligée. Les infirmiers ont à leur disposition certaines quantités de fiy-tox. Dans le Cap Bon et dans le Sahel, par exemple, un fly-toxage a été régulièrement pratiqué ces deux dernières années. Des résultats assez encourageants ont été enregistrés et il semble que ce moyen soit appelé à jouer un rôle important en particulier lors de la semi-hibernation des anophèles. M. Villain avait songé à la possibilité de créer une vente de fly-tox au prix de revient, à l’égal de la quinine.
La protection mécanique est restée assez peu employée.
La négligence des Européens à cet égard exigerait un règlement spécial obligeant l'installation, aux ouver- . tures des maisons, des grillages classiquement adoptés partout. Il n’est naturellement pas possible de pratiquer ce procédé de défense dans les maisons indigènes, les modes d'habitation ne se prêtant nullement à cette excellente méthode. Il semble dans tous les cas que les édifices publics pourraient être ainsi protégés.
Signalons que des essais de captage ont été faits avec l'appareil du Docteur Gourdon. Ce capteur à vapeurs de mercure ne semble pas avoir donné de résultats.
Nous donnons ici, à titre d'indication, quelques quantités de larvicides employées :
1933 : gasoil, 50 tonnes
paraffine, 1 tonne 1/2 Vert de Paris (au centième), 10 tonnes.
1934 : gasoil, 32.700 litres.
paraffine, 2.385 litres.
Vert de Paris, 13.450.
Extrait concentré d’insecticide volatif, 500 lit.