‹ La Lutte Antipaludique En TunisieChapitre 43 sur 50 · LÉGISLATION · texte numérisé non relu

LÉGISLATION

La législation est venue, pour une faible part il est vrai, aider la lutte antipaludique. Nous sommes loin ici des arrêtés très complets pris au Maroc, par exem-

ple, pour obtenir un rendement plus grand des mesures antipaludiques. Voici résumés les décrets tunisiens :

En 1908, arrêté du Gouvernement organisant !a vente de dragées de quinine au prix de revient par les bureaux de tabac.

En 1927, déclaration obligatoire du paludisme confirmé par l'examen hématologique. Cette déclaration. n’a cependant pas été faite régulièrement : des progrès ont été constatés dans ce sens depuis 1932.

En septembre 1930, un décret fut promulgué obligeant tout chantier occupant plus de 50 ouvriers à être soumis à un contrôle médical et à un traitement prophy- . Jactique ou curatif. Cette mesure fut prise en raison de l'impossibilité pour les chefs de chantiers de distribuer la quinine à leurs ouvriers, car en 1928, lors de la création du corps de quinisateurs, « l'Administration voulant éviter le gaspillage de ce médicament en interdit la remise en provision à des notables ou des fonctionnaires en vue de leur distribution à des individus des collectivités prétendues impaludées que le médecin ignore ou ne peut surveiller ». M. Villain proposa par la suite d'améliorer ce décret; aucune suite ne fut donnée à son projet.

En février 1933, un décret sur la lutte contre les moustiques fut promulgué dans les municipalités. A la fin de 1933, ce décret fut étendu à tous les centres du territoire tunisien. Il a trait à la destruction des larves d’anophèles et à la suppression ou au traitement des gites répérés. Mis en vigueur tant dans le domaine public que dans le domaine privé, il entraîne des sanctions

(amendes) pour les contrevenants.

Nous avons vu, lors de l'étude du grand assainissement, la législation en vigueur pour ces travaux.

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