‹ La Lutte Antivenérienne à la GuadeloupeChapitre 27 sur 39 · I. — LA SYPHILIS · texte numérisé non relu

I. — LA SYPHILIS

À. — Son importance sociale.

Opinions et statistiques

Dans le rapport de la Mission Even-Léger, publié dans les Archives de l’Institut Prophylactique de 1932, voici ce qu’on peut lire au sujet de la syphilis :

« À la Guadeloupe, la syphilis est à la base même de toute la pathologie... et il n’est pas exagéré de dire, d’après ce que nous ont indiqué certains médecins locaux très avertis, que les 2/3 des cas pathologiques sont sous sa dépendance. »

Dès 1912, cette constatation avait été faite par Noc et Stévenel, qui écrivaient au lendemain d’une épidémie de fièvre jaune qui avait ému l’administration : < La svphilis est un fléau beaucoup plus redoutable que le paludisme et la fièvre jaune. »

Arnould, en 1924, indiquait les chiffres de 20 % de syphilis pour les Européens et de 30 % pour les originaires de la Guadeloupe.

En 1928, Fabre publiait : « La syphilis est répandue de façon telle que, pour de nombreux malades, on se demande toujours si elle n’est pas en cause. »

Elle est sûrement à l’origine de la plus grande partie des morts-nés.

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