‹ La Lutte Antivenérienne à la GuadeloupeChapitre 31 sur 39 · III. — LE CHANCRE MOU · texte numérisé non relu

III. — LE CHANCRE MOU

Considéré à juste titre comme la moins grave des maladies vénériennes, le chancre mou peut, pourtant, avoir des conséquences fâcheuses. Les localisations ganglionnaires suppurées et secondairement chancrellisées, entraînant une incapacité de travail prolongée, ne sont pas exceptionnelles à la Guadeloupe. Il s’associe souvent à d’autres maladies vénériennes.

Lorsqu'il existe avec la syphilis, il est responsable de la grande majorité des phagédénismes génitaux et

Ére

périgénitaux. Quand il accompagne le chancre d’inoculation de la maladie de Nicolas Favre, la lésion prend un aspect spécial signalé par le D’ Advier, s’étalant en une large nappe superficielle, ne creusant jamais la muqueuse du prépuce et du gland et conservant jusqu’à cicatrisation une surface plane rouge vif, non couverte de pus. Les malades porteurs de chancrelles doivent donc être examinés très attentivement ; ils viennent d’ailleurs consulter facilement, leurs lésions étant douloureuses, lentes à guérir spontanément. En accordant ainsi aux chancres mous un peu plus d'importance, on arrive à un résultat qui dépasse le cadre de cette maladie, car les chancres mixtes étant extrêmement fréquents, on dépiste ainsi en même temps un grand nombre de syphilis primaires.

Voici, pour montrer sa fréquence et ses associations, quelques chiffres extraits du rapport de Jolly, de 1937 :

— chancre mou simple ..... RENTE ENT 32 — chancre associé à la blennorragie ...... 26 — chancre associé à la syphilis .......... 19

Total. 77

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