‹ La Lutte contre l'usure en TunisieChapitre 32 sur 49 · SES · texte numérisé non relu

SES

hardie que le Gouvernement Tunisien à eu la courageuse

initiative d'entreprendre.

Mais les ressaurces budgétaires variant avec la richesse publique, ses efforts, s'ils avaient du être limités aux disponibilités provenant des impôts, risquaient de rester stériles. Aussile Gouvernement consentit à accorder aux agriculteurs indigènes des avances de grains sous la réserve formelle que les emprunteurs organiseraient des sociétés de prévoyance dont les ressources seraient affectées aux futurs prêts de céréales.

La première de ces sociétés fut fondée en 1894 et en 1907, 19 sociétés fonctionnaient sur le territoire de la Régence, mais avec des ressources bien modestes. Elles n'avaient jusqu’en 1907 fait l’objet d'aucune règlementation spéciale. Le décret beylical du 15 Septembre 1888 formant le droit commun en matière d'association leur était seulement applicable.

Cette période de transition qui permettait aux indigènes d'apprécier tous les bienfaits des associations mutuelles et de former peu à peu leur éducation sociale, devait aboutir au décret du 20 Mai 1907, qui organise définitivement les sociétés de prévoyance et règle leur fonctionnement.

« Le Gouvernement à vu d’un œil favorable, écrit le Premier Ministre aux Caïds dans une circulaire du 23 Mai 1907, la constitution dans certains caïdats de sociétés indigènes de prévoyance. Les résultats obtenus tout en étant loin de répondre aux besoins à satisfaire et aux moyens financiers des populations démontrent que ces

dernières savent apprécier l'utilité des associations mutuelles et la puissance de la solidarité. |

Le Gouvernement a donc pensé que le moment est venu de généraliser ces sociétés dans tous les Caïdats, de fusionner les anciennes avec les nouvelles, de les doter toutes d’une organisation appropriée aux besoins actuels et de leur venir en aide dans la mesure du pos- Sible ».

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