Kermorgant. Annales d'Hyg. et de Méd. col., 31 mars
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vinces de l’'Emyrne et le Betsileo sont très éprouvées. La côte nord-ouest est aussi ravagée par la lèpre, surtout dans les régions riches et commerçantes, et particulièrement aux points où le trafic des esclaves africains, généralement pratiqué par des Arabes, était le plus actif (baie d’Ampasindava, baie de Baly, villages du cap Saint-André). En ces régions, les cas sont nombreux ; ils s'observent dans toutes les races, mais surtout chez les Maquois, esclaves d'origine africaine. Bien que tous les types cliniques de la lèpre soient représentés, c'est la forme nerveuse mulilante qui est la plus répandue.
Les lépreux pourchassés se groupent eu villages généralement situés dans des ilots, comme Sakatia, près de Nossi-Bé. Les Sakalaves, qui occupent la plus grande partie du versant occidental de Madagascar, se sont mieux défendus contre l’extension de la lèpre.
Le nombre des lépreux officiellement reconnus à Madagascar, dépasse le chiffre de 8.000 sur une population évaluée à 1.600.000 habitants.
Mais si l’on excepte la province de Faranfangana, le recensement des lépreux de la région côtière est très incomplet ; ses chiffres peuvent être majorés de 50 0/0.
L'archipel des Comores est, depuis des siècles, en relation avec l'Inde, la Perse, l'Arabie et l'Afrique ; la lèpre y est fréquente, surtout à Mayotte. Elle est disséminée partout à la Aéunion ; les quartiers les plus contaminés sont Saint- Leu, Saint-Gilles et Saint-Louis ; dans ce dernier, c’est la
Rivière qui compte le plus grand nombre de malades. De