‹ La Lutte Contre la LèpreChapitre 24 sur 50 · Jeanselme, La Lèpre en France et aux Colonies · texte numérisé non relu

Jeanselme, La Lèpre en France et aux Colonies

ces décisions,prises sous le coup de la terreur, n’ont jamais été sincèrement exécutées. Nos colonies de la Guyane, des Antilles et de la Réunion possèdent des léproseries, mais elles ne renferment que des malheureux qui,n’ayant aucun moyen d'existence, trouvent là un refuge pour abriter leur misère.

« Des prescriptions insuffisantes,mal adaptées aux races qu’elles doivent régir ; des règlements faits avec le secret désir qu'ils ne soient jamais appliqués ; parfois des mesures de rigueur soudaine pour salisfaire l'opinion publique momentanément lerrorisée par les progrès de la lèpre : puis, quand le danger semble écarté, le retour à l’apathie coutumière : telle est jusqu'ici la conduite incohérente de nos colonies vis-à-vis d’un fléau toujours grandissant, On conçoit que cette absence de continuité dans l'effort n'ait pas permis d'organiser solidement la lutte contre la lèpre dans nos possessions d'outre-mer.

« Une exception doit être faite pour la jeune colonie de Madagascar, où le général Gallieni, secondé par le corps de sanié des troupes coloniales, a organisé, sans tâtonnements, l’Assistance médicale et entrepris résolument et avee succès d'enrayer la marche de la lèpre (1). »

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