‹ La Lutte Contre la LèpreChapitre 43 sur 50 · Jeanselme. Presse médicale, 12 janvier · texte numérisé non relu

Jeanselme. Presse médicale, 12 janvier

pêche, deux vêtements par an, du linge, du tabac, des médi-

caments, etc. (I).

Léproserie de Ambohidratrimo (Madagascar). — Cet établissement est situé à flanc de coteau, dans un endroit isolé, distant de 15 kilomètres environ de Tananarive, dont il reçoit les lépreux.

Il est entouré d’un mur continu, en pisé, haut de 2 mètres,

Ouvert en avril 1900, il a reçu d’abord {oc pensionnaires, puis 600 et enfin actuellement 750. Les bâtiments sont étagés sur 3 terrasses, dont les différences de niveau son peu sensibles.

La terrasse supérieure est réservée aux religieuses, qui sont logées dans un pavillon bien aéré et entouré d’un jardin. De cette position élevée, qui domine tout l'établissement, la surveillance est facile.

Sur la terrasse moyenne, sont disposés les magasins et la pharmacie.

Sur la terrasse inférieure, beaucoup plus vaste que les deux

autres sont groupés les pavillons destinés aux lépreux. Ils for-

ment 3 quartiers distincts : celui des hommes, celui des femmes, celui des enfants ou orphelinat.

Ce dernier est lui-même subdivisé en trois parties : la maternité, la section des enfants sains, la section des enfants lépreux. Ces pavillons sont spacieux, bien ventilés et construits en briques ; chaque lit comprend un bâti rectangulaire en maçonnerie, blanchi à la chaux sur lequel est étendue une couchette en zozoros (espèce de joncs). La désinfection est peu coûteuse et facile à réaliser. Il suffit de badigeonner à la chaux le bâti et de changer le matelas. Des cuisines et des latrines sont amé-

nagées auprès de chaque pavillon de malades. Les familles ne

Page 1