‹ La Lutte contre la tuberculoseChapitre 4 sur 76 · CONTRE · texte numérisé non relu

CONTRE

La Tuberculose

BnouARDEL. — Tuberculose.

INTRODUCTION

recours à un mode d'actioa unique et identiqa Suivant ie8 mœurs de leurs pays et les lois c celles-ci rendaient possibles, les uns ont. i plus en relief tel ou tel procédé, mais tous associé les mesures préservatrices aux mesui curalives. Leur association est indispeusal elle Ts'impose (d).

En tenant compte de nos habitudes, quel mesures devons-nous, en France, solliciter i pouvoirs publics ?

Les préciser neconstitue pas la seule difficul On peut faire des lois, maïs lorsqu'elles touchi aux actes de la vie journalière et personnel^ elles ne sauraient âtre efficaces et observées t lorsque l'opinion les réclame.

Il nous faut doncfaîre la conquête de l'opinilj montrer à chacun le danger, le moyen de l'éviu pour lui, pour sa famille, pour sa commua pour la France tout entière. Il faut, selon l'expi sien de M, Léon Bourgeois, « faire le maxim d'efforts pour conserver et accroître le (

(4) Ed Allemagne, la diminution constatée ne jj vient pas exclusivement de l'exiateace des aanaton^ populaires, qui ne datent que de cinq ans.

INTRODUCTION 13

humain, dont la moindre parcelle ne peut être perdue sans une atteinte à la sécurité et à la grandeur d'un pays » .

La lutte doit avoir pour but les deux propositions suivantes, sur lesquelles Taccord* est fait entre les cliniciens, les savants, les expérimentateurs de tous les pays :

La tuberculose est contagieuse; nous connaissons son agent bacillaire, ses modes de transmission, elle est donc évilable,

La tuberculose est curable. Tous les médecins, tous les anatomo-pathologistes ont constaté, non pas exceptionnellement mais fréquemment, des cas de guérison, au point qu'on peut dire, avec Grancher, qu'elle est la plus curable des maladies chroniques.

Le 5 décembre 1865, Villemin fit à T Académie de médecine une communication sur la contagion de la tuberculose ; non seulement il démontrait que la tuberculose est une maladie virulente infectieuse et inoculable, mais encore il indiquait son mode de propagation par l'intermédiaire des crachats desséchés (1).

* Il arrosait de la ouate» avec des crachats de tuberculeux qu'il laissait ensuite dessécher, puii? faisait piétiner cette ouate infectée par des cobayes, tous devenaient tuberculeux.

(1) Villemin, Cause et nature de la tuberculose (Bulletin de r Académie de médecine, 5 déc. 1865, tome XXXI, p. 211) et Etudes sur la tuberculose, Paris, 18(j8.

Cette expérience fut fort discutée et Flûgge, qui la répéta, arriva à des résultats négatifs.

D'autres expérimentateurs obtinrent des résultats conformes à ceux de Villemin.

Dans une chambre close, Cornet sema sur un tapis des crachats de tuberculeux, les recouvrit de cendres et plaça sur le tapis même et à diverses hauteurs 48 cobayes. Le tapis fut ensuite vigoureusement balayé : 46 cobayes devinrent tuberculeux (1).

Cependant-, les adversaires de la théorie de Villemin ne furent désarmés que lorsque Koch, au mois de mai 1882, découvrit le bacille de la tuberculose.

Depuis ce jour, la réalité de la contagion n'est plus contestée :

La tuberculose est donc une maladie trans* missïble et évitable.

(1) Cornet, Zeitschr, /*. Hygiène, 1889, t. VI, p. 65 et 1891, t. X, p. 4b5.

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