CONTROLE
Le contrôle des résultats obtenus doit être incessant. On s'assurera par l'application d'un thermomètre, répétée deux fois par jour, si le malade a ou n'a pas de poussées fébriles. Des pesées au moins hebdomadaires permettront de se rendre compte que la nutrition se fait bien.
Le pronostic ne peut être favorable que si le poids augmente et s'il n'y a pas de fièvre.
Le médecin examinera au point de vue bactérioloi^ique, au moins une fois par semaine, les produits expectorés.
La présence du bacille de Koch dans les cra-
chats, sa multiplication ou sa diminution en nombre, permettent de suivre les phases des lésions pulmonaires. Son association à d'autres microbes (pneumocoques, streptocoques) a une importance que quelques-uns ont peut-être exagérée, que d'autres ont peut-être niée d'une façon trop systématique.
Telles sont les règles principales que le médecin doit imposer au malade. Il a, de plus, le devoir de surveiller ceux qui approchent le malade, les membres de la famille et les serviteurs. Il leur ordonnera de ne jamais manger dans la salle habituellement occupée par le malade, de se laver les mains avant chaque repas ; il les contraindra à prendre les soins de la plus rigoureuse propreté.
II faut savoir, ainsi que l'a dit le D" A.-J. Martin, que même minutieusement appliqués à une chambre de tuberculeux, même si on en a exclu les tapis et les draperies inutiles, la désinfection absolue du local occupé par le tuberculeux est difficile, sinon impossible ; on ne peut être sûr que dans quelque fente du parquet, dans quelque fissure des parois, il ne reste pas
i22 CURABILITÉ DE LA TUBERCULOSE
quelques bacilles, qui échappent à une opération de désinfection même bien conduite.
Dans cet exposé nous n'avons visé que les règles hygiéniques propres à un tuberculeux.
Nous répétons, comme nous l'avons déjà dit avec le P"" Grancher, et avec le P' Landouzy, qu'elles ne suffisent pas à elles seules ; les indications thérapeutiques doivent être observées et remplies avec le plus grand soin.