‹ La Lutte contre la tuberculoseChapitre 48 sur 76 · LE SANATORIUM · texte numérisé non relu

LE SANATORIUM

A la rigueur on conçoit qu'une personne habitant un appartement spacieux, bien exposé, ayant des serviteurs dévoués, un médecin dont elle ne craint pas de multiplier les visites, peut se soigner dans son domicile. Cependant le nombre de ceux qui peuvent établir chez eux une pareille discipline est extrêmement restreint.

Le traitement du tuberculeux à domicile est

donc possible. Mais, même pour ces privilégiés, il est bien difficile de le suivre dans toute sa rigueur. La règle primordiale est d'accepter une discipline inflexible? Un homme habitué à parler en maîtfe dans sa maison acceptera-t-il, sans leur faire d'infraction, ces prescriptions qui, à chaque heure, pendant des mois, lui imposent de petits sacrifices d'amour-propre, ceux que l'on subit le plus difficilement? Sa famille osera-t-elle, à . chaque instant, réprimer ses désirs sans craindre de se rendre insupportable?

Si l'observance de ces règles est difficile pour une personne aisée, elle devient impossible pour ceux qui vivent dans des logements étroits et encombrés.

Aussi la création de sanatoriums s'impose.

Pour les malades riches, la solution se trouvera aisément, le malade et l'hôtelier y trouveront tous deux leur profit.

On doit surtout se préoccuper des sanatoriums populaires, ceux dans lesquels le prix de séjour est nul ou très modéré, insuffisant à couvrir les dépenses.

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