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Le syndicat fut, ici incapable demaintenirunesituation aquise.
A Londres, on peutrelevertrois grèves de travailleurs à domicile. La première, des ouvriers bottiers et cordonniers éclate en juin 1890. Mais ce ne sont point les victimes de la fabrique collective qui la mènent, ils se bornent à suivre le mouvement lancé par le syndicat des ouvriers en ateliers,
L'année suivante, une situation analogue se reproduisit au cours de la grève des tailleurs, pour la diminution du travail en chambre. Le résultat fut d’ailleurs déplorableet, après des semaines, « les ouvriers à domicile durent reprendre le travail sans avoir eu gain de cause, faute d’une organisation suffisante » (1).
Enfin, l’on se souvient encore de la grande grève de 1906 des travailleurs à domicile de l’East End. L’effort était surtout dirigé contre les entrepreneurs et le public se déclara ouvertement avec les grévistes. Le succès fut si médiocre, que la question fut entendue, et trois ans après les Lords votaient à l’unanimité le bill sur les sweated industries.
L’insuccès des organisations syndicales avait ouvert les yeux à tous, et ce vote de la Chambre Haute, si peu interventioniste, dispense d'’épiloguer longueraent sur les conséquences d’une action syndicale de dix ans, puisqu'il en prouve la faiblesse.
€ Il n'y a, peut-être pas au monde, de ville où plus
(1) Barraut: La réglementation du travail à domicile en Angleterre, p. 207,
Che AO) re
qu’à Berlin le travail (à domicile) soit mal rétribué et exécuté dans des conditions d'hygiène plus défectueuses » (1).
Aussi dès 1893 la sozial-démocratie a essayé, dans le parti, une organisation de métier. D’après les documents publiés etles manifestations du Congrès d’Erfurt en 1895 et des Assemblées successives du parti socialiste, le mouvement paraît surtout mené par des ouvriers agglomérés.
On l’a bien vu, au cours de la grève berlinoise de l'industrie de la confection, en 1896 .L'opinion publique « pour la première fois, en Allemagne, prit parti en faveur des ouvriers » (2).
L’envoyé du Musée social montre le mouvement lancé le 9 février 1896 par un meeting où parlent le Dr Foerster, chef de l'observatoire impérial, léconomiste Heckscher, Mlle Bluhm, docteur-médecin, et Mile Jeannette Schwerin.
Chez les ouvrières grévistes, on en trouve « ignorant bien souvent pourquoi elles avaient dû cesser le travail» (3). Beaucoup, parmi ces ouvrières, n'avaient aucune instruction. Quelques-unes n'avaient jamais lu un journal. Elles étaient incapables de comprendre que la cessation de leur travail pouvait avoir comme résultat une amélioration de leur situation. Aussi ne
(1) Doublot : La protection légale des travailleurs de l’industrie du vêtement, p. 237.
(2) Une grève dans l’industrie de la confection à Berlin. Circulaire du Musée social, série À, n° 10, 31 décembre 1896, p. 179.
(3) Ibid. p. 180,
s’étaient-elles pas mises en grève : l'entrepreneur avait arrêté les travaux. C’est tout ce qu’elles savaient » (1). La grève était donc une grève d'entrepreneurs, tout simplement subie par les onvrières. Il est intéressant de constater que l'accord intervenu le 19 février fut observé jusqu’au 24 avril de la même année (2). A cette date,les patrons le dénoncèrent et la force ouvrière, appuyée cependant par l’opinion publique, ne parvint pas à maintenir une Concession si énergiquement réclamée et obtenue pour deux mois ! L'œuvre de Mile Behm, à laquelle il a déjà été fait allusion, a produit plus de résultats. À Kônigsberg pour 160 ouvrières, à Breslau pour 250, le « syndicat des travailleuses à domicile pour la confection des vêtements et du linge » a obtenu le bénéfice d’un contral collectif. Toutefois, dans son rapport de Genève, la fondatrice reconnait que ces résultats sont dus à ces « femmes, sœurs, filles de savants, d’emplovés du gouvernement, de professeurs, d'officiers, d'artistes, de négociants, de pasteurs, de médecins, d’agrieulteurs (qui) travaillent dans le syndicat, avec un zèle enflammé, comme messagères de la paix sociale. Par le fait qu’elles étaient personnellement tout à fait désintéressées, les patrons les accueillaient avec plus de confiance que si elles avaient été des ouvrières. Elles ont aussi gagné la confiance des travailleurs par la collaboration qu’elles leur ont prêtée depuis des
(1) Ibid. p. 180.
(2) Ibid. p. 180 à 183 passim,
années, C’est ainsi que par une entreprise pacifique, on obtient ce qui n’avait pu être atteint — ou presque pas pu être atteint — par la lutte : l'établissement par contrat de tarif, d’un salaire minimum pour le travail à domicile » (1).
Cette impression de M1le Behm fut aussi celle de Mme Léon Brunschvicq après une étude, sur place, de ce groupement, À cette question de M. Arthur Fontaine, directeur du travail : « Ge syndicat fondé par M'le Behm, donne-t-il des résultats .? C’est ce qu'il importe de savoir », elle répondait : « J’ai eu l’occasion de le voir fonctionner, cet été, à Berlin. [1 a, à sa tête, des personnalités dévouées et de grande valeur, mais qui ne sont pas ouvrières. Elles essaient d’apprendre aux ouvrières la solidarité; elles les ont rassemblées au nom de principes moraux et religieux. Mais il n’y a pas parmi ces ouvrières, d'esprit de classe; elles se laissent guider, sans besoin d'autonomie ni d’initiative.
« Peut-être ce syndicat, encore un peu patronage, se transformera-t-il. Actuellement les syndicats ouvriers allemands refusent de le reconnaître. Nous n’aurions en France, aucune chance de réussite, en agissant dans ce sens » (2).
Nous ne voudrions rien dire de nature à diminuer,
(1) Mie Behm : Comment améliorer les conditions actuelles du travail à domicile par la réglementation légale et par l’organisation professionnelle. Congrès de Genève des Ligues sociales d’acheteurs. Compte rendu, p. 402-403 ,
(2) Libres entretiens : 13 décembre 1908, p. 103-104.
dans la pensée des lecteurs, la valeur de l'effort tenté par Me Behm. Ce n’est pas davantage la pensée de Me Brunschvicq. Mais, d’après ce qu’on vient de lire, on est bien obligé de reconnaître que les résultats obtenus, tout partiels qu'ils soient, l’ont été par une action extra syndicale; et l'amélioration économique de ces 410 ouvrières à domicile dans l'empire allemand ne saurait donc, de l’aveu même de la fondatrice, être mise à l'actif du syndicalisme.
Au point de vue de l’action positive du groupement considéré en lui-même, on éprouve certaines hésitations, à lire letexte du rapport, déjà cité, de Mlte Behm au Congrès des Ligues sociales d'acheteurs. En l’analysant avec soin, on ne tarde pas à remarquer combien il est discret, en ce qui concerne l’action propre dusyndicat. Les résumés des assemblées générales sont des plus sommaires (1). Elles n’ont pas lieu tous les ans et, en vain, chercherait-on un exemple de l’activité pratique de cette association ouvrière. En résumé le mot de Me Brunschvicq nous paraît caractériser exactement la situation : c’est un patronage.
IL est très intéressant, toutefois, de noter que les directrices du mouvement, sentent l'impuissance de leurs syndiqués et même de leurs adhérentes de condition sociale plus haute, par rapport à l'amélioration des conditions du travail à domicile. « On raconte, que lorsque l’impératrice d'Allemagne, fort émue par toutes ces misères, demandait à la présidente du syndicat des ouvrières à domicile de Berlin, qui la guidait
(1) Cf, Rapport cité, p. 400-401,
à travers l’exposition du Heimarbeit, comment on pourrait faire cesser cette situation, Mie Marguerite Behm répondit : « Majesté, dites à l’empereur ce que vous avez vu, et priez-le de réglementer, de contrôler le travail à domicile et d'introduire l'obligation d’un minimum de salaire. Pour remédier à ces maux il faut que l’empereur nous prête sa main de fer » (1).
Depuis lors MHe Behm n’a pas modifié ses idées. Dans son rapport de Genève elle réclame toute une série d'interventions légales : l'assurance (invalidité et décès), l'introduction de carnets de salaires, l’obligation d’un registre des ouvrières à domicile, la visite de leurs logements et l’extension à la fabrique collective de l’inspection du travail. Elle demande, en outre, la défense légale de donner du travail à domicile à une ouvrière d'atelier et l'introduction de contrats de tarifs minimums aux pièces (2).
Après une expérience de dix années, Mlle Behm reconnait donc l'incapacité du seul mouvement syndical pour l'amélioration de l’industrie à domicile. Bien mieux, elle voit, dans ces garanties légales, la condition essentielle de la possibilité du développement syndical et affirme «l'immense bienfait qu'est pour les ouvrières du travail à domicile, à côté de la réglementation légale, l'association spontanée pour l’aide mutuelle (3). »
(1) Jean Hébrard : Le travail à bon marché : Le Journal, 5 septembre 1907.
(2) Cf. Rapport cité,p, 398-399.
(3) Cf. Rapport cité, p. 409.
On le voit done, pour ceux et celles qui ont mis la main à l’œuvre le problème se précise, et ils ne croient plus aux solutions purement professionnelles.
M. Paul Brousse écrivait un jour : « De la nécessité d'assurer à tous un salaire suffisant pour vivre, on ne discute point. Mais les moyens varient, il y a la grève et il y a la loi. Chose amusante : les conservateurs, les hommes d'ordre, se prononcent pour les grèves et leurs éventualités terribles, et les violents se réclament de la loi (de »
Mie Behm n'est point de ces violents et elle demande la loi pour « conserver la paix sociale. (2) » Elle à senti, par expérience, combien les chances de succès des ouvrières étaient illusoires. Les fondatrices du syndicat de la rue Vercingétorix pensent de même. Elles disaient en fondant leur œuvre : «Je crois que tous ceux qui se sont préoccupés de la crise du travail à domicile comprennent la nécessité de mettre un frein à la concurrence par l'établissement d’un salaire minimum. Quelle que soit la solution apportée à cette question si importante, l’organisation des ouvrières en syndicat est nécessaire. En effet, l’association professionnelle pourra seule intervenir eflicacement pré: des patrons. Elle seule pourra faire connaître au législateur tous les besoins des ouvrières, tous les côtés de la question du travail à domicile. EL
(x) Paul Brousse : Le salaire légal. Petite République, 2ë octobre 19017.
2) Cf. Rapport cité p. 407.
quand l'Etat séra intervenu, la loi trouvera pour son application un auxiliaire précieux dans le syndicat. (1) »
Nous avons rappelé dans la Chronique sociale de France un incident très symptomatique, survenu à la sortie d’une séance du Congrès diocésain de Paris, où l’on avait discuté sur Le sweating-system. «Comme on échangeait dans un groupe les impressions de séance, la présidente du jeune syndicat de Me Novo s’insurgeait contre les déclarations de M. Hubert-Valleroux : « Ah ! si ce Monsieur, disait-elle, au lieu d’être à sa place était à la mienne, s’il devait coudre tout le jour, il serait moins opposé à ce qu’on fasse «une loi pour nous (2) ».
Si l’on rapproche de ces manifestations dés intéressées directes, les réclamations identiques des autres syndicats ouvriers, on ne laisse pas d'en être fortement impressionné; et l'on acquiert la double conviction de l'insuffisance du syndicat comme remède et de l’appui indispensable que son effort trouverait dans une base d’action légale.
Deux exemples que Ia loyauté nous fait un devoir de rappeler et de discuter semblent contredire cette conclusion. On cite deux syndicats d'ouvriers à domicile ayant réussi à relever leurs salaires.
Le premier a été donné par M. Espinasse, I s’agit de l'influence heureuse du syndicat des femmes confectionnant, à Toulouse, les képis pour l’entrepreneur de
(1) Circulaire polycopiée communiquée à quelques personnes. (2) Chronique sociale de France. L'état actuel de la lutte contre le sweating-system, n° de mars 1909, p. 120-121:
l'équipement militaire : « Lors du dernier renouvellement du cahier des charges, la déléguée du syndicat demanda, au nom du syndicat, qu’on payât le képi à raison de trente centimes au lieu de vingt-cinq centimes de façon. L’entrepreneur avait déclaré qu’il ne payerait que vingt-deux centimes. Le syndicat tint bon et il obtint ainsi le prix qu'il réclamait (1). »
Voilà le fait. Pourtant il n’infirme en rien notre thèse. Le syndicat comptait trente membres et c'était «la majorité des ouvrières du képi. (2) » Nous nous trouvons donc ici en présence d’une corporation excessivement peu nombreuse. Elle est, d’autre part, très spécialisée puisqu'elle fabrique un article unique. En troisième lieu, le confectionneur avait un marché passé avec l’administration militaire pour une fourniture déterminée à des périodes fixées.
Il résulte de cette situation que d’un côté la concurrence entre ouvrières est réduite au minimum, puisqu'il n’y a pas, en l’espèce, de morte-saison. Or chacun sait que c’est surtout à cette période que s’opèrent les réductions de salaire.
Ensuite, l'entente des ouvrières entre elles est singulièrement aidée puisqu'elles sont une cinquantaine au total, et par conséquent se connaissent toutes. Enfin, l’adjudicataire de la fourniture de képis n’a pas une facilité aussi grande de faire appel à une main-d'œuvre étrangère qu’un confectionneur ordinaire, en raison
(x) Espinasse : L'’ouvrière de l’aiguille à Toulouse, p. 191-192: (2) Ibid, p. 191.
de la spécialisation plus grande de la tâche; et comme il était tenu par les échéances de ses livraisons, il fut obl gé de capituler.
La victoire syndicale fut-elle définitive ? Nous ne savons. Mais en admettant qu’elle l’ait été, on se trouve bien forcé d'admettre, après ces observations que l’exemple est loin d’être concluant. Peut-on seulement établir une comparaison entre ces ouvrières si restreintes et recrutées dans un milieu aussi limité, et les centaines de mille lingères ou confectionneuses réparties dans la France entière, dont la moitié au moins travaille pour les grands magasins de Paris, centre de la plus épouvantable et cruelle concurrence ?
De bonne foi, l'exemple des képiéristes toulousaines ne saurait étre invoqué, il ne prouve rien.
Pour des motifs analogues, doit être écartée la tentative, couronnée de succès, des sculpteurs viennois d’écume de mer. M. Schwiedland a écrit leur bien triste histoire et il eût unelarge part dans leur triomphe relatif. Nous la résumons d’après son article de la Revue d'économie politique (1).
La sculpture en écume est une ancienne industrie viennoise. Elle prospéra surtout de 1865 à 1873 et depuis s’exerçait à la fois en atelier et à domicile. Les ouvriers d’atelier se sentent exploités. On diminuait, en effet, leurs salaires au fur et à mesure qu'ils augmentaient la production. Ils pensent gagner davan-
(1) E. Schwiedland: La répression du travail en chambre. Revue d'économie politique, juin 1907, p. 591-597.
ne li
tage en travaillant à domicile, espérant ainsi travailler pour plusieurs patrons à la fois et établir entre eux une concurrence, qui aurait amené la hausse des salaires.
Le monde patronal encouragea cet exode de l’usine et dans les ateliers devenus vides on installe une industrie similaire : le Lravail de lambre.
Bientôt, par suite d’une saute de la mode, ce bizarre régulateur de la production, les pipes en écume se vendent moins. Le chômage devient endémique et les supplications des ouvriers font baisser les salaires au plus bas. Seuls, Les plus assidus et les plus tempérants des ouvriers continuent une tâche ingrate. «C’étaient ceux dont la dextérité manuelle était aussi grande que leurs besoins étaient restreints. Mais par le fait même de leur indigence, leur habileté décrut et bientôt ils ne purent plus produire que des articles de moindre valeur, et dès 1890, les exportateurs qui en avaient l’écoulement déclarèrent que l’écume n’était plus qu’un article mort (1). »
Le chiffre des ouvriers diminue toujours et se réduit à une centaine. Ils forment alors un syndicat, louent de petits logements, les transforment en ateliers et y travaillent au nombre de quatre-vingts. Le syndicat fixe des salaires minima, hausse ceux des articles mal rétribués, décrète une durée maxima de travail journalier, et organise une surveillance au domicile des membres pour voir si on y sculpte l’écume après la
(1) Schwiedland : Loc. cit. p. 592.
journée finie. Ce dernier moyen arrive pendant un certain temps à garantir le tarif des salaires. Le partage entre tous, également, du travail reçu par chacun contribue au même résultat.
Une année après cette organisation professionnelle —— en 1894 — les patrons essayent d'obtenir une diminution des salaires en s’engageant à fournir de l’occupation, pendant la période de chômage annuel, aux ouvriers qui accepteraient la réduction proposée.
La moitié des syndiqués adhère à la combinaison. M. Schwiedland encourage les autres, leur vient en aide, et profite de la période du chômage pour les perfectionner dans leur métier par des cours de modelage et de dessin. A la reprise de la saison, 1ls sont transformés, les meilleures fabrications leur échoïent et demeurent leur monopole. Ils sont à peu près à l'abri du chômage, tandis que les autres, après s'être jugés sages, en pensant : qu'un bon tiens, vaut mieux que deux tu l’auras, sont « ainsi devenus les prolétaires de leur métier (1) ».
Le succès a récompensé la persévérance.
Pas plus que de l'expérience toulousaine on ne saurait rien déduire de celle des sculpteurs d’écume dont on vient de lire toutes les péripéties. Ici encore nous redirons : ils étaient peu nombreux; ils étaient spécialisés; ils étaient réunis dans une seule ville. On pourrait fairé remarquer encore qu’ils n’ont amélioré leur sort qu’en cessant d’être des travailleurs à domicile,
(1) Schwiedland : Loc. cit. p. 595:
et cette simple observation dispense de toutes les autres.
Il en est une cependant qui la renforce trop, pour être passée sous silence. Les ouvriers perfectionnés par M. Schwiedland ont tari la concurrence entre eux, «le groupe n'ayant pas admis d’apprentis; le nombre des ouvriers resta stationnaire (1) ».
L'expérience de Toulouse et celle de Vienne aboutissent, loin de la détruire, à confirmer la conclusion énoncée plus haut. On peut donc admettre la déclaration de M. Arthur Fontaine : « Un des moyens les plus énergiques dont disposent les ouvriers pour le relèvement des salaires, l’action syndicale, fait à peu près défaut aux travailleurs à domicile (2). »
L'avenir permet-il d'espérer une modification heureuse du fait actuel ? Il est interdit de l’espérer. On en a vu les motifs au cours de ce chapitre; et c’est une question de loyauté de s’avouer que l'isolement des travailleurs à domicile, le sexe de la presque totalité d'entre eux, l’infinie variété de leurs situations sociales, et par conséquent lerôle désastreux du salaire d'appoint, sont autant d’éléments contre lesquels se brise le groupement syndical, plus sûrement que les vagues de l’océan contre le granit de nos rochers bretons.
(x). Schwiedlanc : Loc. cit. p. 597.
(2) Libres entretiens : 13 décembre 1908, p. 84.