Dîscovery of th» causes why Ireland loas neverconqiiered
2. Le nom de Celtes apparait pour la première fois au IX^ siècle avant J.-C. — Celui de GalH (TaXaTa"?) au III"'e. Tous deux sont synonymes.
3. La langue irlandaise oweise (à peu près disparue aujourd'hui) est un idiome celtique, semblable AMgaëiic des montagnards écossais. En voici l'alphabet. Remarquons que le nom des lettres est significatif comme dans l'alphabet hébreu, et qu'il désigne uniquement des plantes de forêts. On en tire une preuve que l'enseignement était donné par les druides :
Ailm, sapin — Beithe, bouleau — Co/I ou. Koll, coudrier — Diiir, chêne — Bgdhad, Tremble — Fearn, aulne — Gort, lierre — Huath. épine — Idho, if — Luis, frêne
L IRLANDE CELTIQUE
élément ethnique qui les sépare en deux rameaux, l'un gaélique, l'autre gaulois. Le premier atteint cette grande île du Nord aux blanches falaises, aux collines verdoyantes, qu'il appelle Bryt ou Prydain ('), peuplée sans doute parles Ibères.
Ce fut quelque quinze siècles avant jÉSUS-CllRIST qu'eut lieu cette invasion. Comme bien on le pense, nous sommes ici en pleines ténèbres.
Les Hiberniens, à l'abri dans leur île sauvage,apparaissaient aux peuples dans les nuages de la fable ; longtemps môme on ignora leur existence ; seuls les Phéniciens, dont la langue se rapproche du Celtique ('), eurent des rapports avec eux et leur firent une réputation de férocité.
Les peuples étaient en mouvement, vers l'Ouest. Comme la dépouille des forêts accumulée depuis des siècles formera la couche végétale de l'Europe.ainsi les races fortes régénérant les races déchues ou se substituant à elles, vont préparer le terrain où doit germer la civilisation chrétienne.
Une branche des Celtes, les Kymris, passe l'Océan germanique.aborde dans l'île de Bryt devenue \diBrytania des Latins et refoule les Gaëls qui se retranchent les uns dans les montagnes du Nord, les autres dans celles de l'Ouest Q) ;
sauvage — Muin, vigne — Nio7i, frêne — Onn, genêt — Pethboc, (?) — Ricis, sureau — Sail, saule — Tinne, (?) — Ur, bruyère.
Voici des vers Irlandais datant du IIP siècle ; ils indiquent la matière d'un livre écrit par le roi Cormac :
Eegluis, flatha Agus filidh, '
Breitheamh Dhios gaebdligh Xa bruigh io aibh dar linn, Na saor agus na gabhan.
Traduction en latin :
Quis sitjus Cleri, Satrapae, Vatisque, fabrique, Nec non agricolas, liber ibte docebit abundè. Il y avait outre l'écriture ordinaire qui ressemblait à la gothique, une écriture mystérieuse, permise seulement aux druides et à quelques sages pour transmettre à la postérité certaines choses qu'on voulait dérober à la connaissance du public. Exemple :
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