I. De Duir, chêne ou draithe, sacrificateur
L IRLANDE CELTIQUE
bréhons, prophète et sacrificateur, elle le voyait cherchant ses inspirations sous l'ombre des vieux chênes dans un entretien mystérieux avec le Dieu innommé.
Le culte tout spiritualiste des druides est imparfaitement connu. Ceux d'Irlande, grands magiciens, jouissaient d'un prestige considérable chez les nations celtiques. Erin était l'école des druides comme elle fut plus tard l'école des moines occidentaux.
Le barde (') appartenait à l'ordre des druides. a\ la fois poète, généalogiste, historien, il recueillait les gestes des braves et célébrait leur mémoire. Depuis les Hébrides jusqu'à la baie de Bantry, la harpe accompagnait ses chants d'une sauvage beauté, d'une puissante mélancolie. Ossian nous en a laissé un incomparable modèle. On y sent une prédilection pour le côté funèbre et mystérieux des choses même dans les accents de tendresse.
L'école des bardes serait « romantique ». Ils ont le sentiment de la nature qui manque aux poètes de l'antiquité classique. Et ils la peuplent, non comme les Grecs, de divinités matérialisées, mais de fantômes gémissants, éclairés par un rayon de lune, ou flottant avec les nuages gris de la tempête. Dans la plainte du vent sur la bruyère, ils entendent des voix d'outretombe annonçant la mort d'un héros. Quand ils accompagnent les clans au combat, le choc des épées sur les bosses sonores des boucliers bat le rythme de leurs chants. Après la victoire Ossian nous montre le tableau grandiose de cent bardes entonnant en choeur lugubre le chant de mort des prisonniers de guerre destinés au supplice. Si considérable devint leur influence, que comblés de privilèges, ils formèrent une institution possédant un tiers de l'Irlande et une école fameuse à
Harpe irlandaise (IX"" siècle, manuscrit de saint Biaise.)
I. En breton, Beirdd, et en langue erse, FiUas ou Feardoas, savant, philosophe.
Tippcrary. — Leur art exigeait quelqu'étude. Pour l'exercer, il fallait pouvoir improviser un quatrain et réciter sans hésitation les trois cent cinquante histoires contenues dans les annales irlandaises. Ils tenaient encore de leur race un don de satire qui les faisait craindre. Ces bardes avaient toutes les exigences et les défauts de poètes mercenaires, devenus une puissance dans l'État. De temps en temps on trouve un roi qui
se fâche et les met à la raison. Au VI«^ siècle, St Columban prit leur défense contre ceux qui les voulaient supprimer.
L'éclat de la Vérité fit disparaître le druidisme dans les ténèbres de la sorcellerie et révéla aux bardes, les vraies sources de la beauté ; leur harpe laisse dès lors exhaler la mélodie de l'âme chrétienne chantant 1 sa plainte d'exilée.
^"^ Depuis l'an du monde 2996 jusqu'à la prédication de saint Patrick,rirlande mentionne cent' dix-sept rois descendants d'Hérémon. Pas un qui n'ait son histoire détaillée ; presque tous meurent dans les combats ou tombent assassinés, très souvent par leurs proches. Les testaments de ces monarques nous révèlent l'existence d'une civilisation assez développée. Nous y trouvons de longues énumérations de boucliers d'argent relevés en bosse, frangés d'or et conservés dans des étuis précieux, d'épées à poignée d'or ciselée, de piques lamées d'argent, de damiers, de tables à jeu, de mors d'airain, de
Cotes du Connaught. Rocher de Milnaun creusé par lOccan.
L IRLANDE CELTIQUE. 17
coupes artistement travaillées, d'habits couleur safran, de tonneaux en bois d'if, d'ustensiles en cuivre, de trompettes et d'étendards, de chariots et de navires.
Il y avait en Irlande des mines d'or, d'argent, de cuivre et de cobalt. On teignait les étoffes ; le nombre de couleurs basées sur le vert et le bleu marquait les rangs de la société, et dans une époque où règne la force brutale, il est remarquable de voir les poètes et les savants prendre leur place hiérarchique après les rois et les princes. Les artisans et le peuple portent des habits d'une seule couleur ; les soldats, de deux ; les officiers, de trois ; les biatachs, ou hospitaliers, de quatre; les chefs et \es Jlaiths, de cinq ; les historiographes, les bréhons et les bardes, de six ; les grands chefs et les rois de sept. C'est une gamme que le druide en robe blanche complète et couronne, car il représente la divinité.
On retrouve cette disposition dans le tartan bariolé des montagnards Ecossais. Quel était le costume des anciens Irlandais .-* Il nous plaît devoir avec leurs allures propres, les personnages de l'histoire. Le costume est la manifestation du caractère d'un peuple et chez les opprimés une affirmation d'indépendance. Voilà pourquoi les conquérants niveleurs de nationalités, le proscrivent. Celui des Irlandais fut impitoyablement interdit. Il ressemble dans sa coupe simple et fière à celui des Highlanders d'Ecosse et dérivait de l'habillement Gaulois. Des hauts-de-chausse ou braies collant aux jambes, une tunique de dix à douze aunes d'étoffe plissée, retroussée aux reins et tombant en jupe, une courte jaquette d'oii sortaient les larges manches de leur chemise couleur safran, par dessus un grand manteau rouge appelé fallmg ; sur la tête le barredk, bonnet pointu des Gaulois, qui donna naissance au berct ; longue chevelure coupée en touffe sur le front et longues moustaches; tel est l'Irlandais jusqu'au règne d'Elisabeth. Les femmes avaient les cheveux en tresse, entourés d'une spirale de toile fine flottant en voile derrière les épaules et fixés sur la tête par un croissant d'or. Un manteau court, garni de franges, couvrait leur robe. Aujourd'hui elles se drapent encore avec dignité dans une mante rouge à capuchon. Elles teignaient leurs sourcils en noir et leurs ongles
en rouge. Les deux sexes étaient chaussés de semelles à courroies et faisaient grand usage de bijoux, bracelets, bagues, colliers; les femmes y ajoutaient des boucles d'oreille et des peignes d'or ciselés. Leurs mœurs étaient d'une simplicité patriarcale. Ils habitaient des maisons de bois ou des cabanes d'osier enduites d'argile. Jusqu'au XI« siècle on ne se servit que de chêne artistement travaillé pour construire les palais royaux,
La culture étant négligée pour l'élevage du bétail, les tribus quelquefois se portaient sur un autre point du territoire, mais une loi bréhonne défendait sévèrement aux chefs de lever brusquement le camp, « afin que le voyageur ne fût pas trompé dans son attente ». Car la première vertu de la race scotique est l'hospitalité. A des nobles appelés biatachs, nourriciers, incombait la charge de traiter l'étranger au nom de la tribu. Et pour exercer cette fonction, le biatacJi devait posséder sept troupeaux de cent vingt bœufs chacun, sans compter le produit de sept charrues par an.
La guerre est l'état permanent de cette société. A l'intérieur les clans se déchirent, les rois se supplantent, et quand les Erinachs sortent de leur île, c'est en pirates. Sur les côtes d'Albion et de l'Armorique, ils font rafle de captifs.
Ces temps troublés sont féconds en épopées. Deux siècles environ avant Jésus-Christ, apparaissent les FiannaEireen, héros d'Erin, d'où les cons'Çt'wdiX.Qxxvs fénians ont été tirer leur nom. C'étaient des guerriers vivant en communauté sous la tente, une sorte de garde prétorienne composée de jeunes gens élevés par les bardes. Fingal, père d'Ossian et après lui un héros des chants bardiques. Oscar, les commandait. D'abord aux ordres du roi suprême, les Fianna se rendirent bientôt indépendants et redoutables ; ils imposèrent leur joug à toute l'Irlande et finirent à leur tour par succomber après de vaillants efforts, sous les attaques combinées des Riaghs et des populations.
Pour tempérer la fureur belliqueuse de ces races barbares, il fallut le sang du Christ.
Ct)apitre ûeu;rième.
Conversion de l'Irlande.
Patrick et la voix de l'Hibernie. — Patrick, moine. — L'assemblée de Tara. — Prédication d'un saint. — Le Samrock. — L'Irlande au Christ. — Rapidité de sa conversion. — Les Anglo-Saxons en Bretagne. — Mort de saint Patrick. — Civilisation chrétienne en Irlande. — L' « École de l'Occident ». — L' <i Ile des Saints ». — L'abbaye de lona. — Particularisme de l'Église d'Irlande. — Les clans et la hiérarchie ecclésiastique. — Désordres et abus. — Invasion des Danois. — Longs désastres. — La victoire de Clonlarf. — Le roi Brian.
ARPE d'Erin, chante la feuille de trèfle symbolique et la Croix !
H' En 377, sous la règne de Niall-Noygiolach, Patrick, fils d'un décurion chrétien, naît à Bonaveu, aujourd'hui Killpatrick, en Ecosse. Enlevé par des pirates irlandais, vendu comme esclave, il passe six années en Hibernie à la garde des troupeaux. C'est là, dans la solitude des forêts, qu'il apprend à connaître son Dieu, et quand, plus tard, s'échappant sur un navire danois, il revient à la maison paternelle, un songe lui fait entendre la voix des bûcherons de Fochlad, ses anciens compagnons de servitude: «Reviens parmi nous, fais-nous connaître le Seigneur! » lui crie l'Irlande par la voix de ces hommes.
La voix de Dieu, il allait l'entendre ; dans un voyage en Gaule, tombant aux mains d'un parti de barbares, Patrick voit massacrer son père et sa mère, et le voilà de nouveau esclave, entraîné, sur les pas de la horde, vers le midi. Des chrétiens le rachètent, et Patrick, seul sur un sol étranger couvert de raines, détaché pour jamais d'un monde qui lui paraît
si sombre, court se réfugier au monastère de Saint-Martin de Tours. Il y retrouve la voix des bûcherons et y reconnaît l'appel de Dieu. Au bout de quatre ans de vie cénobitique, croyant l'heure venue, il part pour l'Irlande, mais chassé par les païens, se jugeant indigne de sa mission, il va passer neuf
Croix celtique à Monastéraboice.
ans encore dans la pénitence et la contemplation sous la direction de saint Germain d'Auxerre, à Lérins.Ce temps écoulé, Germain l'envoie chercher la lumière évangélique à son foyer, Rome. Le Pape le sacra évêque d'Hibernie. Patrick avait franchi les degrés de la sainteté. En Cornouailles, il accomplit
CONVERSION DE LIRLANDE. 21
des miracles et conçut le projet d'arborer audacieusement la Croix au cœur même de l'Hibemie, en face des princes et des chefs réunis en ce moment à Téamor, sur la colline de Tara. Là trônent autour de Laogare, fils de Niall, roi suprême de l'île verte, les cinq riaghs, la couronne d'or au front, le sceptre ciselé à la main. Des boucliers bosselés à franges d'argent, appendus aux parois de chêne de la salle, marquent la place des Thiernos et des Toscheach ; on les reconnaît à leur collier d'or. Les bréhons et leurs livres, les bardes aux doigts étincelants de bagues, la robe blanche des druides se détachant sur la bigarrure des étoffes, les accords mélodiques de cent harpes au jeu merveilleux ('), donnent à cette assemblée guerrière un caractère d'étrange et solennelle poésie.
Un farouche étonnement accueillit le moine Patrick, mais quand il parla de JÉSUS crucifié, l'émotion fut générale. Quelques chefs et deux rois se levèrent demandant le baptême. Leurs nombreux fils et Laogare suivent cet exemple. Le saint parcourt les provinces. De toutes parts, sur ses pas, germe la semence qu'il jette à pleines mains. Il prêche, montrant l'image de Dieu dans la nature, se servant de la feuille de trèfle — le samrock — pour expliquer le mystère de la sainte Trinité, et les foules enthousiasmées renversent le monolithe du soleil ; il prêche, et les monastères s'élèvent, les fils et les filles des rois vouent à Dieu leur virginité. A peine chrétiens, les nobles sollicitent l'honneur de revêtir l'habit monastique, la lyre du barde, sans renoncer aux génies des lacs et des montagnes, accompagne les chants de l'Eglise. En quelques années, les femmes d'Erin s'élèvent à la sainteté et donnent à l'Église cette perle, sainte Brigitte.
L'Irlande sortait des ombres de la mort, d'un seul mouvement, comme Lazare à la voix du Christ.
« Mais d'où peuvent venir ces merveilles, s'écrie saint
I. Giraldus Cambrensis dit que la nation irlandaise surpasse toutes les autres par
son habileté et sa précision à jouer des instruments de musique « in quibus
(instrumentis) incomparabiliter est instructa tam suavi velocitate, tam dispari
paritate, tam discordi concordiâ, consona redditur et completur melodia. » Girald. Cambr. hist., cap. 19.
Toui ronde et ennitatre de hainl-Keuin.
« Patrick, comment les fils de l'Hibernie, qui n'avaient « jamais connu le Dieu véritable, qui adoraient des idoles « immondes, sont-ils devenus un peuple saint, une génération «d'enfants de Dieu?» L'amour de l'idéal, entretenu par la grande mélancolie du Nord, entraînait naturellement cette race vers une religion spiritualiste et infusait dans son sang
resté vierge des corruptions romaines, une force que les sacrements transformèrent en vertu.
Telle fut l'entière et rapide conversion de l'Irlande qu'elle n'eut pas de martyrs, faute de persécuteurs. Un roi, le farouche KerdiCjOsa se lever contre saint Patrick et massacrer ses sujets rebelles à la voix des druides. Il fut excommunié par le saint et mourut misérablement.
Quelques siècles plus tard, les successeurs de Henri VIII continueront l'œuvre de ce monarque païen, au nom de la Ré- j forme ; ils compléteront | ainsi la gloire de cette Église non encore empourprée de sang, A l'époque oîa saint Patrick achevait sa longue carrière, des hordes venues du Jutland et des côtes de Germanie, compo- j sées d'hommes de haute taille, à la chevelure ardente, aux yeux bleus, pirates redoutables et sanguinaires, méprisant i les tempêtes et la mort, remontaient la Tamise ; c'étaient les j Angles et les Saxons. i
Appelés au secours des Bretons dégénérés, ils refoulent les Pietés et les Scots et restent les maîtres de la Bretagne. A leur tour ils seront envahis et vaincus par les Normands de France, mais leur forte race absorbera le vainqueur, et de ces
CONVERSION DE l'iRLANDE. 23
éléments teutoniques, francs et Scandinaves fusionnés dans le sang, sortiront la langue anglaise et un peuple roi de l'Océan.
Saint Patrick mourut, après avoir sacré trente évêques et trois mille prêtres. Cent ans après lui, l'Irlande s'appelle r École de rOccident, Où les Druides enseignaient, s'élève l'université d'Armagh ; elle compte 8000 étudiants accourus des Gaules et de Bretagne. L'art suivant une marche parallèle se manifeste surtout dans l'orfèvrerie, la gravure des métaux et l'architecture des églises. Il est remarquable que les Irlandais n'empruntèrent rien aux autres peuples ; leurs créations sont originales, leur civilisation autochthone. Mais la vraie gloire de l'Irlande, c'est d'avoir produit une génération d'apôtres. Cette ardeur de prosélytisme qui dérive du besoin d'expansion, elle la partage avec la nation française. Un divin enthousiasme poussait ses prêtres, ses moines, ses évêques, à communiquer au monde barbare la flamme de la vérité et les austères secrets de la vie mystique. Docteurs subtils, prédicateurs éloquents, on les vit rayonner en Europe et jusqu'en Islande à la suite de saint Colomban, de saint Malachie, de saint Willibrod, de saint Colombcill et de saint Gall, fonder des abbayes en Angleterre, aux îles Feroë, en Gaule, en Suisse, en Italie, enseigner et briller à la cour de Charlemagne et de ses successeurs. Luxeuil, Aveyrai, Fonteines, Dobbio marquent les traces de leur passage. L'École de l'Occident s'illuminait d'une auréole et devenait Xlle des Saints. C'est ainsi que l'Europe l'appela dès le V^ siècle, et ce titre est resté son immortelle couronne.
Parmi les nombreux monastères de l'Irlande, il faut citer celui que saint Colombcill éleva au milieu des embruns du sauvage Océan, sur le rocher légendaire d'Iona o\x les ardriaghs d'Erin et le grand chef des îles et des montagnes écossaises recevaient l'investiture de la royauté. Cent moines s'y adonnaient à la contemplation et à l'étude des astres. De ce foyer de sciences qui devint une pépinière de missionnaires, sortit le fameux Virgilius, archevêque de Salzbourg, précurseur de Christophe Colomb. Aujourd'hui, dans les ruines de cette abbaye déserte et sur les tombes abandonnées des
soixante-dix rois d'Ecosse que renferme son enceinte, pleurent les vents du large.
Mais sa supériorité intellectuelle, peut-être aussi son isolement du continent, fut pour l'Église d'Irlande un écueil.
Elle se crut assez de force et de lumière pour obéir à ses propres inspirations. Le victorieux adversaire des Rathbertg et des Gottescalk, le célèbre Jean Scot Érigène, alla jusqu'à soutenir que la raison prime l'autorité et que la science vaut la religion. Il fut condamné par le Pape. Mus par ces traditions d'indépendance qui pénétraient tous les ordres de la nation, les évêques et les prêtres, — aux yeux du peuple successeurs des druides, — maintinrent entre eux l'égalité et ne cherchaient pas à se rattacher au Saint-Siège. Bien des rites furent différents de ceux de Rome, entr'autres la manière de baptiser les enfants; après l'immersion dans l'eau on les plongeait dans le lait. Les religieuses de Kildare, continuant la tradition des vierges nobles consacrées au culte du soleil, entretenaient un feu sacré que l'archevêque de Dublin ordonna plusieurs fois d'éteindre et qui toujours se rallumait (').
L'Église d'Irlande devait son caractère particulier et sa rapide prospérité à la prudence organisatrice de saint Patrick. Au lieu de renverser les coutumes et les institutions du peuple d'Erin, il les avait purifiées et dirigées sagement vers le christianisme. Telle fut aussi la ligne de conduite de l'Eglise au milieu du monde romain livré aux barbares. Seulement dans une nation constituée par familles et tribus comme une société primitive, la hiérarchie ecclésiastique ne put s'établir. Quand une communauté se formait dans une tribu, il lui fallait d'abord l'autorisation du chef, ensuite elle ne pouvait confier de. fonctions qu'aux membres de la tribu. Les moines et même les laïques du clan élisaient le successeur de l'abbé du vivant de celui-ci, en vertu de la loi du taiiistry. Des évêques furent soumis à la juridiction de simples abbés, d'autres n'eurent pas de diocèse. On vit des chefs de clan devenir supérieurs de monastère et des évêques, chefs de clan.
Ce désordre, inévitable source d'abus, fut aggravé par les incursions périodiques des Normands et une guerre incessante
I. Les paysans appellent encore les feux de la St-Jean : Baal-tines, feux de Baal.