Jugement de Lannion. Dœum^f pièce
% Affaires Gareau (tribunal de Meaux).
3. Protestation de M. Adrien Dumont (Drôme). Lettre de M. le procureur impérial de Nyons. Documenté, pièce 4S4 .
Quand les affiches sont si peu respectées, les af flcheurs sont introuvables. On voit des candidats réduits à s*armer eux-mêmes du pot à colle et du pinceau.
À Montpellier, M. Charamaule dépose au parquet sa circulaire. Il y apprend que Tordre est donné d*en arrêter^ même par la force, la distribution et Taffichage. Il veut aller jusqu'au bout de son droit, il meirautorité en demeure de le poursuivre. À rbeure dite, la police est là, arrache son affiche à peine collée au mur, mais on ne le poursuit pas.
A Béziers, à Limoges, à Paris même, on (Urréte, par la menace ou la saisie, des écrits électoraux, signés des candidats, qui avaient Taudacieuse prétention d'enseigner à leurs électeurs leurs droits et leurs devoirs.
Dans le Gers, dans le Seine-et-Oise, dans la Haute-Loire, la lacération a lieu avec éclat, avec ensemble.
Dans le Lot-et-Garonne, Thonorable M. Baze rencontre dans le maire de Saint-Front une résistance insurmontable. Il vient à Villeneuve chercher des juges. Le président lui donne une ordonnance à fin d'assigner le fonctionnaire récalcitrant. Ce qui se passe alors est inouï.
Le parquet défend à tous les huissiers du res'sort de se charger de l'assignation avant l'élection passée^ et la justice du pays^ bon gré mal gré, interrompt son cours *.
Pendant ce temps, le candidat otficiel, étalant sur le papier immaculé et inTiolable que se réserve Tadministration les mérites qu'on lui prête , et les harangues qu'on fait pour lui, dispensé des droits de timbre, du dépôt au parquet*, des soucis de distribution et d'affichage, attend la fin, dans le repos d'une bonne conscience.